318 – Les engagés levés par Antoine Cheffault de la Renardière pour la Nouvelle-France en 1643

À La Rochelle, en 1643, la levée d’engagés pour la Nouvelle-France (Acadie et Québec) est l’affaire des recruteurs suivants : 

Recrutement - Le blogue de Guy Perron

  • Antoine Cheffault, agissant pour la Compagnie de la Nouvelle-France (Miscou et Québec);
  • Nicolas Denys, agissant pour la Compagnie de la Nouvelle-France (Miscou);
  • Guillaume Desjardins, agissant pour Charles de Saint-Étienne de La Tour (rivière Saint-Jean);
  • Olivier Letardif, agissant pour Guillaume Couillard (Québec);
  • André Tuffet, agissant pour Louis Tuffet (Cap-Breton).

L’un des directeurs de la Compagnie de la Nouvelle-France, Antoine Cheffault sieur de la Renardière recrute vingt-six hommes pour aller travailler à Miscou (Acadie) et à Québec.

ERREURS DE TRANSCRIPTION
Lors de la transcription de l’article de Gabriel Debien dans la revue RHAF, quelques erreurs se sont glissées et perpétuées dans des sites web et imprimés traitant de ce sujet.
Notamment, il faut lire Curet au lieu de Luret, Dastageay au lieu de Dastager et Fanuel au lieu de Fauvel.

L’enrôlement de 23 travailleurs s’effectue entre le 30 mars et le 14 avril. Trois autres hommes seront recrutés en mai et juin probablement pour remplacer ceux qui ne se sont pas présentés à l’embarquement. Tous se rendent dans l’étude du notaire rochelais Pierre Teuleron, rue Chef-de-Ville, pour convenir de leurs conditions d’engagement.

Le premier engagé est le scieur de long bourguignon Jean Rousselet (30 mars). Il est suivi du chaudronnier soldat normand Nicolas Tubeuf et des maçons et tailleurs de pierre rochelais Toussaint Tireau et breton Louis Robineau (31 mars). Suivent le 1er avril, le chirurgien nivernais Claude Duchesne, le normand Jean Michel, le soldat normand Mathieu Fanuel, le matelot normand Jean Morin et le tailleur d’habits soldat francilien Jean Mignault. Le lendemain, 2 avril, c’est au tour du soldat normand Louis Dastageay et du matelot calfateur normand François Lemarquis. Suivent, le soldat tourangeau Isaac Bonnault (6 avril), le menuisier soldat francilien Martin Boutet, le soldat guyennois Jacques Bussière et l’armurier serrurier saintongeais Jean Bréhier (7 avril), le tonnelier saintongeais François Gaillard, le maçon poitevin René Cottan (9 avril), le tonnelier normand Pierre Lemieux et le boulanger aunisien Guillaume Thibault (10 avril), les journaliers poitevin Pierre Remot et aunisien René Curet et le soldat poitevin René Daloux (13 avril), le manœuvrier aunisien Denis Bordat (14 avril). Tardivement, suivent le matelot charpentier normand Adrien Delongpont (18 mai), le charpentier de navire normand Pierre Blondel (20 mai) et le tonnelier aunisien Barthelemy Gaudin (5 juin).

Chaque engagé décline ses prénom, nom et sobriquet (2 engagés), son lieu de naissance ou de résidence, sa profession et son âge (1 engagé). Le notaire écrit le salaire annuel (entre 60 et 340 livres) et une avance est accordée (entre 20 et 100 livres). Quinze engagés apposent leur signature.

Les engagés promettent d’aller servir la Compagnie de la Nouvelle-France, à Miscou ou à Québec, tant de leur métier qu’à toutes autres choses qui leur seront commandées, ou trouvés capables, par le gouverneur ou son lieutenant durant deux ans (1 engagé), trois ans (23 engagés) ou cinq ans (2 engagés).

Vingt-cinq d’entre eux déclarent un métier ou profession : armurier et serrurier, boulanger, charpentier de navire, chaudronnier et soldat, chirurgien, journalier (2), maçon et tailleur de pierre (3), manœuvrier, matelot (3), menuisier et soldat, scieur de long, soldat (5), tailleur d’habits et soldat, et tonnelier (3).   

Dans l’intitulé du contrat d’engagement de Jean Michel dit Lachapelle, il est ajouté le nom de Pierre de Porché, bien qu’il n’apparaisse pas dans le texte.

Pour s’assurer de l’embarquement de trois engagés (Bussière, Curet, Remot), l’engagiste exige la présence d’un pleige caution, faute de quoi ils devront remettre le montant avancé.

Au terme de leur engagement, seulement quatre engagés ne se font pas promettre leur retour en France aux frais de l’engagiste : Delongpont, Gaudin, Lemarquis et Tubeuf. 

Dans son contrat, l’engagé Bréhier mentionne qu’il amène avec lui son fils François et cite le nom de son épouse, nous informant davantage sur sa généalogie. Il en est de même pour l’engagé Gaudin qui mentionne le nom de son cousin.

Pour l’exécution des contrats d’engagement, Cheffault va élire domicile en la maison de Nicolas Denys, écuyer, située sur la rue Bazauges. 

Voici le contrat d’engagement entre Antoine Cheffault (l’engagiste) et Pierre Lemieux (l’engagé) en 1643.

Engagement Lemieux à Cheffault
(graphie contemporaine)
Personnellement établis Pierre Lemieux, tonnelier, de la ville de Rouen d’une part; et noble homme Antoine Cheffault, l’un des directeurs de la Compagnie de la Nouvelle-France et de celle de Québec d’autre part. Entre lesquelles parties ont été faites les conventions suivantes. C’est à savoir que ledit Lemieux promet et s’oblige de s’embarquer à la première réquisition qui lui en sera faite par ledit sieur Cheffault pour aller à Québec, pays de la Nouvelle-France, servir Messieurs de ladite compagnie tant de son dit métier de tonnelier qu’à toutes autres choses où il sera trouvé capable par Monsieur le Gouverneur, ou ses lieutenants étant audit pays. Auxquels à cette fin, il sera tenu obéir pendant l’espace de trois années consécutives qui commenceront au jour qu’il arrivera audit pays et finiront à pareil jour icelles révolues pour et moyennant la somme de cent livres tournois pour chacune desdites années. Sur la première desquelles, ledit sieur Cheffault a présentement payé par avance audit Lemieux la somme de quatre-vingts livres tournois en bonne monnaie ayant cours suivant l’ordonnance, de laquelle il s’est contenté et en a quitté ledit sieur Cheffault. Lequel promet et s’oblige payer le restant de ladite année, ensemble le prix des autres deux années à la fin d’icelles, auquel temps ledit sieur Cheffault sera tenu le faire repasser à ses dépens en France, déduction faite de ce qu’il aura reçu audit pays. Et est expressément convenu que si ledit Lemieux étant audit pays sert en qualité de maître-valet, il lui sera payé la somme de vingt livres tournois pour chacune année avec ladite somme de cent livres, revenant lesdites deux sommes en une à la somme de cent vingt livres tournois pour chacune année. Le tout de ce dessus à peine de tous dépens, dommages et intérêts entre lesdites parties. Lesquelles pour l’accomplissement des présentes ont obligé l’une à l’autre tous leurs biens présents et futurs. Élisant leurs domiciles irrévocables, pour l’exécution des présentes, en cette ville; savoir ledit sieur Cheffault en la maison de Nicolas Denys, écuyer, et ledit Lemieux en celle du notaire royal soussigné pour y recevoir &. Renonçant &. Jugés et condamnés &. Fait à La Rochelle en l’étude dudit notaire, avant-midi, le dixième jour d’avril mille six cent quarante-trois. Présents Mathieu Bourot et Bertrand Paillac, clercs, demeurant en icelle. Signatures
Extrait. Contrat d’engagement de Pierre Lemieux pour Québec. 10 avril 1643. (Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. 3E1293, fol. 46r, 46v)

Qui sont les engagés d’Antoine Cheffault de 1643 ?

Pierre Blondel

François Gaillard

Isaac Bonnault

Barthelémy Gaudin

Denis Bordat

François Lemarquis

Martin Boutet

Pierre Lemieux

Jean Bréhier

Jean Michel dit Lachapelle

Jacques Bussière

Jean Mignault

René Cottan

Jean Morin

René Curet

Pierre Remot

René Daloux dit Desormeaux

Louis Robineau

Louis Dastageay

Jean Rousselet

Adrien Delongpont

Guillaume Thibault

Claude Duchesne

Toussaint Tireau

Mathieu Fanuel

Nicolas Tubeuf

Tableau des engagés levés par Antoine Cheffault pour la Nouvelle-France en 1643. (Source : Collection Guy Perron)
Origine des engagés levés par Antoine Cheffault pour la Nouvelle-France en 1643.
(Source : Collection Guy Perron)

Cinq engagés sont originaire d’Aunis, un de Bourgogne, un de Bretagne, un de Guyenne, deux de l’Île-de-France, un du Nivernais, neuf de Normandie, trois du Poitou, deux de Saintonge et un de Touraine.

Vingt-trois engagés quittent La Rochelle à destination de la Nouvelle-France (Miscou et Québec), à la mi-avril, probablement à bord du navire Le Saint-François (130 tx). Les engagés Delongpont, Blondel et Gaudin en font de même, plus tard, dans des circonstances inconnues.

Que sont-ils devenus ?

BLONDEL, Pierre
(     –     )
Originaire de Dieppe (Normandie), Pierre Blondel s’engage envers Antoine Cheffault de la Renardière, le 20 mai 1643, pour aller travailler en Nouvelle-France au service de la Compagnie de la Nouvelle-France durant deux ans, à titre de charpentier de navire, à raison de 340 livres par année (avance de 100 livres). Signe. Il quitte La Rochelle, à la mi-avril, probablement à bord du navire Le Saint-François (130 tx). On ne sait pas s’il est venu.
Extrait. Engagement de Pierre Blondel. 20 mai 1643.
(Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. 3E1293, fol. 62v, 63r)
Note : Selon Carpin, avec un salaire aussi coûteux, Blondel devait être attendu à Québec pour construire une flûte ou des grosses barques destinées à la navigation sur le fleuve.
Source : Gervais Carpin, Le Réseau du Canada, Sillery, Les éditions du Septentrion, 2001, p. 300. 

BONNAULT, Isaac
(1619-     )
Fils de François Bonnault et de Christophette Bredif, « Yzard » Bonnault est baptisé le 4 novembre 1619 dans l’église Saint-Christophe à Bléré (Touraine). À 23 ans, il s’engage envers Antoine Cheffault de la Renardière, le 6 avril 1643, pour aller travailler en Nouvelle-France au service de la Compagnie de la Nouvelle-France durant trois ans, à titre de soldat, à raison de 60 livres par année (avance de 40 livres). Signe. Il quitte La Rochelle, à la mi-avril, probablement à bord du navire Le Saint-François (130 tx). On ne sait pas s’il est venu.
Extrait. Engagement d’Isaac Bonnault. 6 avril 1643.
(Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. 3E1293, fol. 43v)
Acte de baptême d’Isaac Bonnault. 4 novembre 1619.
(Source : AD37 en ligne. 6NUM7/027/003. Bléré. Paroisse Saint-Christophe. BM. 1613-1623. Vue 72/97)

BORDAT, Denis
(     –     )
Demeurant à La Rochelle (Aunis), Denis Bordat s’engage envers Antoine Cheffault de la Renardière, le 14 avril 1643, pour aller travailler à Québec au service de la Compagnie de la Nouvelle-France durant trois ans, à titre de manœuvrier, à raison de 100 livres par année (avance de 60 livres). Ne signe pas. Il s’était engagé en vain, le 9 avril 1642, envers Cheffault. Il quitte La Rochelle, à la mi-avril, probablement à bord du navire Le Saint-François (130 tx). On ne sait pas s’il est venu.
Extrait. Engagement de Denis Bordat. 14 avril 1643.
(Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. 3E1293, fol. 51v)
Marque de Denis Bordat

BOUTET dit Saint-Martin, Martin
(c1616-c1685)
Fils de Barthelémy Boutet et de Louise Lefebvre, Martin Boutet est natif de Sceaux près de Paris (Île-de-France). Il épouse, vers 1639 à Sceaux (Île-de-France), Catherine Soulage. De cette union naissent deux filles. Il s’engage envers Antoine Cheffault de la Renardière, le 7 avril 1643, pour aller travailler en Nouvelle-France au service de la Compagnie de la Nouvelle-France durant trois ans, à titre de soldat, tailleur et menuisier, à raison de 80 livres par année (avance de 50 livres). Signe. Il quitte La Rochelle, à la mi-avril, probablement à bord du navire Le Saint-François (130 tx) et serait arrivé à Tadoussac vers le 24 juin. Selon Langlois, il connaissait déjà la Nouvelle-France pour y être venu auparavant en service à bord d’un navire du roi. Il se fait connaître à Québec pour ses talents de musicien et de chantre. Il joue du violon lors de la messe de minuit 1645 chez les Jésuites. Son épouse ne vient le rejoindre, semble-t-il, qu’en 1650. Soldat au fort de Québec jusqu’en 1649, caporal en 1650, chantre en 1651, veuf vers 1654, clerc de Fabrique en 1659-1663, donné des Jésuites à partir de 1664, professeur de mathématiques, d’arpentage et de navigation au collège des Jésuites en 1672 et 1674, ingénieur en 1678. Il détient une terre sur la Grande-Allée qu’il va louer pour cinq ans à François Dernajou. En 1666, il est qualifié de frère gris donné des Jésuites et de domestique en 1667. En 1672, le Conseil souverain fait appel à ses connaissances pour comparer les encres et écritures des brouillards et livres de compte du marchand rochelais Daniel Biaille. L’année suivante, il reçoit des marguilliers de Québec le titre officiel de l’emplacement qu’il détient depuis vingt-cinq ans sur lequel il y a une petite maison. Témoignage d’une grande confiance par les autorités du pays, une ordonnance de 1674 oblige tous les arpenteurs à remettre à Boutet leurs boussoles et instruments d’arpentage pour qu’il les ajuste. Vieillissant et vivant comme pensionnaire au Collège des Jésuites, en 1677, il fait don de sa maison à son gendre, Jean Soulard, puis se départit de livres, cartes et autres instruments de navigation et de mathématiques. En 1678, le roi lui fait parvenir son brevet d’ingénieur. Au recensement de 1681, il est qualifié de frère donné des Jésuites. Il décède à une date inconnue, avant 1688.
Extrait. Engagement de Martin Boutet. 7 avril 1643.
(Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. 3E1293, fol. 44r)
Note : Des recherches dans les registres paroissiaux de Sceaux entre 1609 et 1626 ont été vaines. (AD92 en ligne)
Voir aussi : Michel Langlois, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois (1608-1700), La Maison des Ancêtres, tome I (Lettres A à C), 1998, p. 267-268.
Voir aussi : Fichier Origine

BRÉHIER, Jean
(     –     )
Natif de Boutiers près de Cognac (Saintonge), Jean Bréhier s’engage envers Antoine Cheffault de la Renardière, le 7 avril 1643, pour aller travailler en Nouvelle-France au service de la Compagnie de la Nouvelle-France durant trois ans, à titre de serrurier et armurier, à raison de 90 livres par année (avance de 45 livres). Signe. Cheffault promet de payer la somme de 20 livres à Perrine Millau, son épouse, dans les six prochains mois. Bréhier amènera avec lui son fils François, âgé de 14-15 ans, et le fera travailler sans salaire sinon la nourriture aux dépens du magasin. Ils quittent La Rochelle, à la mi-avril, probablement à bord du navire Le Saint-François (130 tx). On ne sait pas s’ils sont venus.

Extrait. Engagement de Jean Bréhier. 7 avril 1643.
(Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. 3E1293, fol. 45r)
Note : Les registres paroissiaux de Boutiers-Saint-Trojan ne commencent qu’en 1679. (AD16 en ligne)

BUSSIÈRE dit Laverdure, Jacques
(c1619-1699)
Fils de Jacques Bussière et de Jeanne Massonnier, de Sallebœuf près de Bordeaux, Jacques de Bussière se dit originaire de Bordeaux (Guyenne) lorsqu’il s’engage envers Antoine Cheffault de la Renardière, le 7 avril 1643, pour aller travailler en Nouvelle-France au service de la Compagnie de la Nouvelle-France durant trois ans, à titre de soldat, à raison de 60 livres par année (avance de 50 livres). Le marchand tapissier rochelais Charles Debrie se porte garant de Bussière pour assurer son embarquement. Signe. Il quitte La Rochelle, à la mi-avril, probablement à bord du navire Le Saint-François (130 tx) et serait arrivé à Tadoussac vers le 24 juin. On le retrouve en garnison à Trois-Rivières en 1649 et, en 1651, il est parrain d’une amérindienne. Puis, il retourne à Québec où il est caporal au fort en 1659 et 1660. Charles de Lauson lui concède une terre dans la seigneurie de Liret (I.O.) en 1663. Qualifié d’habitant, matelassier, tapissier et marguillier. En 1667, il possède cinq arpents de terre en valeur à l’Île d’Orléans. Il contracte mariage en vain, en septembre 1670, avec Marguerite Berger (Fille du roi de 1670), fille de Jean Berger et de Madeleine Jeanne, de Paris. Treize mois plus tard, il épouse, le 16 octobre 1671 à Sainte-Famille (I.O.), Noëlle Gossard (Fille du roi de 1671), fille de François Gossard et de Sulpice Veillot, de Paris. De cette union naissent trois enfants. Au recensement de 1681, on retrouve le couple à la haute ville de Québec. Afin de permettre la construction de l’église, il vend une partie de sa terre de Saint-Pierre (I.O.) à la Fabrique en 1682. Trois ans plus tard, il vend à François Ducarreau son emplacement du quai Champlain à Québec. En 1690, il cède de nouveau une partie de son terrain à la Fabrique de Saint-Pierre (I.O.) pour la construction du presbytère. C’est là qu’il décède le 19 juin 1699 et est inhumé le lendemain dans le cimetière paroissial à l’âge de 80 ans.
Extrait. Engagement de Jacques de Bussière. 7 avril 1643.
(Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. 3E1293, fol. 44v)
Note : Les registres paroissiaux de Sallebœuf ne commencent qu’en 1686. (AD33 en ligne)
Voir aussi : Michel Langlois, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois (1608-1700), La Maison des Ancêtres, tome I (Lettres A à C), 1998, p. 312.

COTTAN, René
(     –     )
Natif de Saint-André-Goule-d’Oie (Poitou), René Cottan s’engage envers Antoine Cheffault de la Renardière, le 9 avril 1643, pour aller travailler à Miscou au service de la Compagnie de la Nouvelle-France durant trois ans, à titre de maçon, à raison de 90 livres par année (avance de 45 livres). Ne signe pas. Il quitte La Rochelle, à la mi-avril, probablement à bord du navire Le Saint-François (130 tx). On ne sait pas s’il est venu.
Extrait. Engagement de René Cottan. 9 avril 1643.
(Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. 3E1293, fol. 46r)

CURET, René
(     –     )
Natif de Nieul (Aunis), René Curet s’engage envers Antoine Cheffault de la Renardière, le 13 avril 1643, pour aller travailler à Québec au service de la Compagnie de la Nouvelle-France durant trois ans, tant à titre de journalier qu’à labourer la terre, à raison de 70 livres par année (avance de 20 livres). Les engagés Curet et Remot se portent garant l’un l’autre pour assurer leur embarquement. Ne signe pas. Il quitte La Rochelle, à la mi-avril, probablement à bord du navire Le Saint-François (130 tx). On ne sait pas s’il est venu.
Extrait. Engagement de René Curet. 13 avril 1643.
(Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. 3E1293, fol. 48r)
Note : Les registres paroissiaux de Nieul-sur-Mer ne commencent qu’en 1637. (AD17 en ligne)

DALOUX dit Desormeaux, René
(     –     )
Natif de Loudun (Poitou), René Daloux dit Desormeaux s’engage envers Antoine Cheffault de la Renardière, le 13 avril 1643, pour aller travailler en Nouvelle-France au service de la Compagnie de la Nouvelle-France durant trois ans, à titre de soldat, à raison de 75 livres par année (avance de 40 livres). Signe. Il quitte La Rochelle, à la mi-avril, probablement à bord du navire Le Saint-François (130 tx). Ce n’est pas lui qui est présent au contrat de mariage, le 18 octobre 1643, entre Jean Leblanc et Madeleine Nicolet, mais Pierre Daloux, commis de la Compagnie de la Nouvelle-France. On retrouve René Daloux en compagnie de Jean Mignault, le 14 octobre 1647, au mariage d’Émery Caltaut et de Madeleine Cousteau dans l’église Notre-Dame à Québec. Semble repasser en France quelques jours plus tard.
Extrait. Engagement de René Daloux dit Desormeaux. 13 avril 1643.
(Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. 3E1293, fol. 48v)

DASTAGEAY, Louis
(     –     )
Natif de La Chapelle-Souëf (Normandie), l’écuyer Louis Dastageay s’engage envers Antoine Cheffault de la Renardière, le 2 avril 1643, pour aller travailler à Québec au service de la Compagnie de la Nouvelle-France durant trois ans, à titre de soldat, à raison de 60 livres par année (avance de 50 livres). Signe. Il quitte La Rochelle, à la mi-avril, probablement à bord du navire Le Saint-François (130 tx). On ne sait pas s’il est venu.
Extrait. Engagement de Louis Dastageay. 2 avril 1643.
(Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. 3E1293, fol. 41v)
Note : Des recherches dans les registres paroissiaux de La Chapelle-Souëf entre 1606 et 1627 ont été vaines. (AD61 en ligne)
Voir aussi : Perche-Québec

DELONGPONT, Adrien
(     –     )
Natif d’Ivry-la-Chaussée (Normandie), Adrien Delongpont s’engage envers Antoine Cheffault de la Renardière, le 18 mai 1643, pour aller travailler à Québec au service de la Compagnie de la Nouvelle-France durant trois ans, à titre de matelot et charpentier, à raison de 100 livres par année (avance de 30 livres). Comme il n’y a pas de signature au bas du contrat, on suppose qu’il soit « Néant ». Si non, il quitte La Rochelle, à la mi-avril, probablement à bord du navire Le Saint-François (130 tx). On ne sait pas s’il est venu.
Extrait. Engagement d’Adrien Delongpont. 18 mai 1643.
(Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. 3E1293, fol. 62v)

DUCHESNE, Claude
(     –     )
Natif de Nevers (Nivernais), Claude Duchesne s’engage envers Antoine Cheffault de la Renardière, le 1er avril 1643, pour aller travailler à Miscou au service de la Compagnie de la Nouvelle-France durant trois ans, à titre de chirurgien, à raison de 120 livres par année (avance de 60 livres). Signe. Il quitte La Rochelle, à la mi-avril, probablement à bord du navire Le Saint-François (130 tx). On ne sait pas s’il est venu.
Extrait. Engagement de Claude Duchesne. 1er avril 1643.
(Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. 3E1293, fol. 40r)

FANUEL de la Gasserie, Mathieu
(1622-1684)
Fils de Jean Fanuel et de Françoise Chastel, Mathieu Fanuel est baptisé le 2 avril 1622 dans l’église Saint-Aubin à Tourouvre (Normandie). À 21 ans, il s’engage envers Antoine Cheffault de la Renardière, le 1er avril 1643, pour aller travailler à Québec au service de la Compagnie de la Nouvelle-France durant trois ans, à titre de soldat, à raison de 60 livres par année (avance de 30 livres). Signe. Il quitte La Rochelle, à la mi-avril, probablement à bord du navire Le Saint-François (130 tx). Selon Perche-Québec, il est absent des registres de Tourouvre, tant paroissiaux que notariaux, de 1643 à 1646. Au terme de son engagement, il repasse en France car, en 1647, il est témoin à trois contrats d’engagement (René Duteil, Jean Mercier et Gervaize Ribault). Il exerce alors la profession de marchand (1647-1648), de sergent royal et d’huissier. Il est aussi receveur et sergent collecteur des amendes, confiscation et restitution des eaux et forêts du Perche et Réno. Marguillier de l’église Saint-Aubin de Tourouvre. On le trouve sous le nom de sieur de la Gasserie. Il passe un grand nombre d’actes notariés à Tourouvre. C’est là qu’il épouse, le 10 septembre 1672, Renée Plisson, veuve de Jean Laigneau. De cette union naissent deux enfants. Fanuel décède le 30 août 1684 sur les cinq heures du soir à Tourouvre et est inhumé le lendemain sur les onze heures du matin.
Extrait. Engagement de Mathieu Fanuel. 1er avril 1643.
(Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. 3E1293, fol. 40v)
Acte de baptême de Mathieu Fanuel. 2 avril 1622.
(Source : AD61 en ligne. 3NUMECRP491/AC491_2. Tourouvre. BM. 1615-1655. Vue 48/170)
Voir aussi : Perche-Québec

GAILLARD, François
(     –     )
Demeurant à Tonnay-Charente (Saintonge), François Gaillard s’engage envers Antoine Cheffault de la Renardière, le 9 avril 1643, pour aller travailler à Miscou au service de la Compagnie de la Nouvelle-France durant trois ans, à titre de tonnelier, à raison de 75 livres par année (avance de 37 livres). Signe. Il quitte La Rochelle, à la mi-avril, probablement à bord du navire Le Saint-François (130 tx). On ne sait pas s’il est venu.
Extrait. Engagement de François Gaillard. 9 avril 1643.
(Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. 3E1293, fol. 46r)
Note : Les registres paroissiaux de Tonnay-Charente ne commencent qu’en 1653. (AD17 en ligne)

GAUDIN (GANDIN), Barthelémy
(1613-1697)
Fils de Louis Gaudin, boulanger, et de Marie François, Barthelémy Gaudin est baptisé le 9 octobre 1613 dans l’église Sainte-Marguerite à La Rochelle (Aunis). À 29 ans, il s’engage envers Antoine Cheffault de la Renardière, le 5 juin 1643, pour aller travailler à Québec au service de la Compagnie de la Nouvelle-France durant trois ans, tant à titre de tonnelier qu’à la navigation, à raison de 90 livres par année (avance de 36 livres). Parmi ses conditions d’engagement, il demande que le reste de son salaire de la première année et celui des deux autres soient payés à Jean Chauvet, son cousin, de La Rochelle. Ne signe pas. Il quitte La Rochelle, à la mi-avril, probablement à bord du navire Le Saint-François (130 tx) et serait arrivé à Tadoussac vers le 24 juin. Après ses trois années d’engagement terminées, il retourne en France à l’automne 1646 et passe un contrat de mariage, le 20 janvier 1647, avec Marthe Coignat (Cognac) devant le notaire rochelais François Apvrilleau. Il revient avec elle. De leur union naissent trois enfants. Obtient une concession de terre à Sillery en 1649. En 1655, le sieur de Lauson lui concède une terre à la Côte Sainte-Geneviève de Québec. En 1660, le couple vend à Pierre Cousseau, maître cordonnier, toute la charpente d’une maison qu’il a proche la pointe de Puiseaux en allant à Sillery. Confirmé à Sillery en 1661. L’année suivante, Jacques Gourdeau de Beaulieu fait une déclaration concernant la concession de Gaudin en faveur de Louis-Théandre Chartier de Lotbinière. En 1667, il vend à Noël Pinguet ses deux terres de la Côte Sainte-Geneviève. Entre-temps, il obtient des Jésuites une terre à la Côte Saint-Ignace. Il y possède dix arpents de terre en valeur au recensement de 1667. Avancé en âge, en 1688, il loue pour neuf ans sa terre de la Côte Saint-Ignace à Pierre Robin. Veuf, il est inhumé, le 19 mars 1697, dans le cimetière de Neuville à l’âge déclaré de 80 ans (il en avait 83).
Extrait. Engagement de Barthelémy Gaudin. 5 juin 1643.
(Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. 3E1293, fol. 72v)
Acte de baptême de Barthelémy Gaudin. 9 octobre 1613.
(Source : AD17 en ligne. Ms252. La Rochelle. Église Sainte-Marguerite. Baptêmes. 1608-1619. Vue 102/181)
Voir aussi : Michel Langlois, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois (1608-1700), La Maison des Ancêtres, tome II (Lettres D à I), 1999, p. 294.
Voir aussi : Fichier Origine

LEMARQUIS, François
(     –     )
Natif de Le Havre (Normandie), François Lemarquis s’engage envers Antoine Cheffault de la Renardière, le 2 avril 1643, pour aller travailler à Québec au service de la Compagnie de la Nouvelle-France durant trois ans, tant à titre de matelot et calfateur qu’à la navigation et réparation des navires, à raison de 120 livres par année (avance de 60 livres). Ne signe pas. Il quitte La Rochelle, à la mi-avril, probablement à bord du navire Le Saint-François (130 tx). On ne sait pas s’il est venu.
Extrait. Engagement de François Lemarquis. 2 avril 1643.
(Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. 3E1293, fol. 41v)

LEMIEUX, Pierre
(1616-c1661)
Fils de Pierre Lemieux et de Marie Luguen, Pierre Lemieux est baptisé le 26 octobre 1616 dans l’église Saint-Michel à Rouen (Normandie). À 26 ans, il s’engage envers Antoine Cheffault de la Renardière, le 10 avril 1643, pour aller travailler à Québec au service de la Compagnie de la Nouvelle-France durant trois ans, à titre de tonnelier, à raison de 100 livres par année (avance de 80 livres). S’il sert de maître-valet, la somme de 20 livres sera ajoutée à son salaire annuel de 100 livres. Signe. Il quitte La Rochelle, à la mi-avril, probablement à bord du navire Le Saint-François (130 tx) et serait arrivé à Tadoussac vers le 24 juin. Pierre était venu en Nouvelle-France dès 1638 à titre de maître-valet de la Compagnie des Cent-Associés et fut témoin dans une enquête en 1639. Il repasse en France et revient en 1643 à titre de tonnelier. Au terme de son engagement, il épouse, le 10 septembre 1647 à Québec, Marie Besnard, fille de Denis Besnard et de Marie Michelet, de Chatres. De cette union naissent sept enfants. Robert Giffard lui concède une terre jusqu’à la rivière Montmorency en 1648. En 1654, il fait rédiger une procuration afin de pouvoir toucher ce qui lui revient en France de la succession de sa tante Florence et de son père Pierre Lemieux. Pierre Denis de La Ronde lui concède une place à la Basse-Ville de Québec en 1659. Puis, il acquiert une terre à la rivière Saint-Charles. Selon Langlois, ses activités de tonnelier l’amènent beaucoup à voyager. Il serait décédé dans un naufrage en 1661.  
Extrait. Engagement de Pierre Lemieux. 10 avril 1643.
(Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. 3E1293, fol. 46r, 46v)
Acte de baptême de Pierre Lemieux. 26 octobre 1616.
(Source : AD76 en ligne. 4E2134. Rouen. Paroisse Saint-Michel. BM. 1614-1616. Vue 5/8)
Voir aussi : Michel Langlois, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois (1608-1700), La Maison des Ancêtres, tome 3 (Lettres J à M), 2000, p. 234-235.
Voir aussi : Fichier Origine

MICHEL dit Lachapelle, Jean
(     –     )
Natif de La Chapelle-Monligeon (Normandie), Jean Michel dit Lachapelle s’engage envers Antoine Cheffault de la Renardière, le 1er avril 1643, pour aller travailler à Québec au service de la Compagnie de la Nouvelle-France durant trois ans, à raison de 80 livres par année (avance de 40 livres). Ne signe pas. Il quitte La Rochelle, à la mi-avril, probablement à bord du navire Le Saint-François (130 tx) et serait arrivé à Tadoussac vers le 24 juin. Le 16 décembre 1646, il est témoin à la déclaration de Denis Chenillart dit Argencour. Semble repasser en France après cette date.
Marque de Jean Michel. 1646
Extrait. Engagement de Jean Michel dit Lachapelle. 1er avril 1643.
(Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. 3E1293, fol. 40r)
Voir aussi : Perche-Québec

MIGNAULT dit Châtillon, Jean
(1622-c1680)
Fils de Nicolas Mignault et de Madeleine Debrie, Jean Mignault est baptisé le 20 avril 1622 à Châtillon près de Paris (Île-de-France). À 21 ans, il s’engage envers Antoine Cheffault de la Renardière, le 1er avril 1643, pour aller travailler en Nouvelle-France au service de la Compagnie de la Nouvelle-France durant trois ans, à titre de soldat et tailleur d’habits, à raison de 60 livres par année (avance de 33 livres 15 sols). Signe. Il quitte La Rochelle, à la mi-avril, probablement à bord du navire Le Saint-François (130 tx) et serait arrivé à Tadoussac vers le 24 juin. Après ses années d’engagement, en février 1646 (Journal des Jésuites), Châtillon cherche en vain à épouser Barbe, une amérindienne séminariste depuis quatre ans chez les Ursulines. Il demande de la retenir jusqu’à l’arrivée des navires et, pour lui prouver sa bonne volonté, il met entre les mains des Mères une rescription de 300 livres, dont 100 livres pour la jeune fille s’il manque à sa parole. Malheureusement, elle « n’en voulut point, et aima mieux un sauvage et suivre les volontés de ses parents ». Il épouse, le 10 novembre 1648 à Beauport (enregistré à Québec), Louise Cloutier, veuve de François Marguerie, fille de Zacharie Cloutier et de Saintes Dupont. L’engagé Martin Boutet dit Saint-Martin assiste à la rédaction du contrat de mariage, passé devant le notaire Claude Lecoustre, le 23 septembre auparavant. De cette union naissent treize enfants. Famille établie à Beauport. À quelques reprises, il s’aventure avec Français et Hurons à faire la guerre aux Iroquois. Au fil des ans, il fait quelques transactions immobilières. Le 27 octobre 1661, sa maison brûle avec un enfant. Puis, il se trouve à quelques reprises devant la justice. En 1667, il possède 35 arpents de terre en valeur à Beauport avec huit bêtes à cornes ainsi que 16 arpents de terre avec une maison non habitée. On fait appel à ses dons de guérisseur quand les enfants Joseph et Marguerite Chénier sont atteints du mal de la teigne. On lui verse 100 livres, soit 90 livres pour la guérison et 10 livres pour les effets nécessaires. En janvier 1678, il vend à Charles Cadieu dit Courville une partie de son habitation de Beauport. Il décède peu de temps après puisqu’il ne figure pas au recensement de 1681. Veuve, en 1684, Louis Cloutier épouse en troisièmes noces Jean Matau à Château-Richer.
Extrait. Engagement de Jean Mignault. 1er avril 1643.
(Source : AD17. Notaire de Pierre Teuleron. 3E1293, fol. 41r)
Acte de baptême de Jean Mignault. 20 avril 1622.
(Source : AD92 en ligne. E_NUM_CHT_BMS_1. Châtillon. Paroisse Saint-Philippe-Saint-Jacques. 1605-1671. Vue 28/321)
Voir aussi : Michel Langlois, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois (1608-1700), La Maison des Ancêtres, tome 3 (Lettres J à M), 2000, p. 437-438.
Voir aussi : Fichier Origine

MORIN, Jean
(     –     )
Natif de Le Havre (Normandie), Jean Morin s’engage envers Antoine Cheffault de la Renardière, le 1er avril 1643, pour aller travailler en Nouvelle-France au service de la Compagnie de la Nouvelle-France durant trois ans, à titre de matelot, maître de barque, canonnier et trainier, à raison de 120 livres par année (avance de 80 livres). Signe. Il quitte La Rochelle, à la mi-avril, probablement à bord du navire Le Saint-François (130 tx) et serait arrivé à Tadoussac vers le 24 juin. Le 11 juillet 1648, est témoin à la vente de terre par Guillaume Banse à Jean Bourdon. Semble repasser en France après cette date.
Extrait. Engagement de Jean Morin. 1er avril 1643.
(Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. 3E1293, fol. 40v)

REMOT, Pierre
(     –     )
Natif de Saint-Fulgent (Poitou), Pierre Remot s’engage envers Antoine Cheffault de la Renardière, le 13 avril 1643, pour aller travailler à Québec au service de la Compagnie de la Nouvelle-France durant trois ans, à titre de journalier, à raison de 70 livres par année (avance de 20 livres). Les engagés Remot et Curet se portent garant l’un l’autre pour assurer leur embarquement. Ne signe pas. Il quitte La Rochelle, à la mi-avril, probablement à bord du navire Le Saint-François (130 tx). On ne sait pas s’il est venu.
Extrait. Engagement de Pierre Remot. 13 avril 1643.
(Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. 3E1293, fol. 48r)
Note : Des recherches dans les registres paroissiaux de Saint-Fulgent entre 1600 et 1627 ont été vaines. (AD85 en ligne)

ROBINEAU, Louis
(     –     )
Natif de Billio (Bretagne), Louis Robineau s’engage envers Antoine Cheffault de la Renardière, le 31 mars 1643, pour aller travailler en Nouvelle-France au service de la Compagnie de la Nouvelle-France durant cinq ans, à titre de maçon et tailleur de pierre, à raison de 80 livres par année (avance de 40 livres). Ne signe pas. Il quitte La Rochelle, à la mi-avril, probablement à bord du navire Le Saint-François (130 tx) et serait arrivé à Tadoussac vers le 24 juin. Le 19 octobre 1646, Louis Robineau dit Lebreton contracte un marché avec l’engagé Toussaint Tireau dit Lagrange et Denis Chenillart dit Argencour pour revêtir de murailles un bastion qui est en bas de l’allée du Montcalvaire, dépendant du fort Saint-Louis à Québec pour la somme de 2 000 livres, pour le compte de Messieurs les Habitants de la Nouvelle-France représentés par Jean Bourdon, ingénieur et arpenteur. En considération de ce marché, Bourdon promet leur faire donner une barrique de vin. Il est cité dans le testament de Léonard Plichon, le 15 juin 1648, qui doit à Robineau la somme de 30 livres. Semble repasser en France après ses cinq années d’engagement.
Marque de Louis Robineau . 1646
Extrait. Engagement de Louis Robineau. 31 mars 1643.
(Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. 3E1293, fol. 39v)
Note : Des recherches dans les registres paroissiaux de Billio entre 1599 et 1628 ont été vaines. (AD56 en ligne)

ROUSSELET, Jean
(c1619-     )
Natif de Villiers-les-Hauts près Auxerre (Bourgogne), Jean Rousselet (24 ans) s’engage envers Antoine Cheffault de la Renardière, le 30 mars 1643, pour aller travailler à Miscou au service de la Compagnie de la Nouvelle-France durant trois ans, à titre de scieur de long, à raison de 66 livres par année (avance de 30 livres). Le rochelais François Aigron se porte garant de Rousselet pour assurer son embarquement. Signe. Il quitte La Rochelle, à la mi-avril, probablement à bord du navire Le Saint-François (130 tx). On ne sait pas s’il est venu.
Extrait. Engagement de Jean Rousselet. 30 mars 1643.
(Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. 3E1293, fol. 37r)
Note : Les Archives départementales de l’Yonne en ligne sont inaccessibles. (AD59 en ligne)

THIBAULT, Guillaume
(1617-1686)
Fils de Nicolas Thibault, bourgeois, et d’Élizabeth Anseaume, Guillaume Thibault est baptisé le 22 décembre 1617 dans l’église Saint-Cande-le-Jeune à Rouen (Normandie). À 25 ans, il s’engage envers Antoine Cheffault de la Renardière, le 10 avril 1643, pour aller travailler en Nouvelle-France au service de la Compagnie de la Nouvelle-France durant trois ans, à titre de boulanger, à raison de 100 livres par année (avance de 60 livres). Ne signe pas. Ne sachant pour quelle raison, il s’engage de nouveau, le 13 avril suivant, dans les mêmes conditions. Il quitte La Rochelle, à la mi-avril, probablement à bord du navire Le Saint-François (130 tx) et serait arrivé à Tadoussac vers le 24 juin. Il n’est pas à son premier séjour à Québec puisqu’il a été parrain d’une algonquine à Trois-Rivières en avril 1639. Il repasse en France et revient en 1643. Quatre ans après la fin de son engagement, en 1650, Olivier Letardif lui concède une terre à Château-Richer. En 1653, il confie au charpentier Guillaume Touchet la tâche de lui construire une grange. Il épouse, le 11 janvier 1655 dans la chapelle du collège de la Congrégation de Jésus à Québec, Marie-Madeleine François, fille d’Isaac François, écuyer et capitaine d’une compagnie de chevaux légers entretenus pour le roi, et d’Esther Pasquier, de Metz (Lorraine). De leur union naissent huit enfants. Deux ans plus tard, Letardif lui cède une maison et un emplacement à Château-Richer. En 1659, Thibault cède à Jean Ouimet une terre près du Sault-à-la-Puce. Confirmé à Château-Richer le 2 février 1660. En 1667, il possède quinze arpents de terre en valeur et cinq bêtes à cornes. En 1669, il vend à Monseigneur de Laval la maison et l’emplacement obtenus de Letardif à Château-Richer. Au recensement de 1681, on retrouve le couple à Château-Richer avec 20 arpents de terre en valeur, sept bêtes à cornes et un fusil. On lui adjuge l’habitation de Simon Guyon à Château-Richer en 1682. Deux ans plus tard, il vend à Louis Lemieux une habitation à l’Île-aux-Grues. Il décède le 21 août 1686 à Château-Richer et est inhumé le surlendemain dans le cimetière paroissial à l’âge déclaré de 64 ans (il en avait 68).
Extrait. Engagement de Guillaume Thibault. 10 avril 1643.
(Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. 3E1293, fol. 47r)
Marque de Guillaume Thibault
Extrait. Engagement de Guillaume Thibault. 13 avril 1643.
(Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. 3E1293, fol. 48v)
Acte de baptême de Guillaume Thibault. 22 décembre 1617.
(Source : AD76 en ligne. 4E1987. Rouen. Paroisse Saint-Cande-le-Jeune. BMS. 1609-1644. Vue 10/43)
Voir aussi : Michel Langlois, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois (1608-1700), La Maison des Ancêtres, tome 4 (Lettres N à Z), 2001, p. 398-399.
Voir aussi : Fichier Origine

TIREAU dit Lagrange, Toussaint
(     –     )
Demeurant à La Rochelle (Aunis), Toussaint Tireau s’engage envers Antoine Cheffault de la Renardière, le 31 mars 1643, pour aller travailler en Nouvelle-France au service de la Compagnie de la Nouvelle-France durant cinq ans, à titre de maçon et tailleur de pierre, à raison de 80 livres par année (avance de 40 livres). Ne signe pas. Il quitte La Rochelle, à la mi-avril, probablement à bord du navire Le Saint-François (130 tx) et serait arrivé à Tadoussac vers le 24 juin. Le 19 octobre 1646, Toussaint Tireau dit Lagrange contracte un marché avec l’engagé Louis Robineau dit Lebreton et Denis Chenillart dit Argencour pour revêtir de murailles un bastion qui est bas de l’allée du Montcalvaire, dépendant du fort Saint-Louis à Québec pour la somme de 2 000 livres, pour le compte de Messieurs les Habitants de la Nouvelle-France représentés par Jean Bourdon, ingénieur et arpenteur. En considération de ce marché, Bourdon promet leur faire donner une barrique de vin. Semble repasser en France après cette date.
Marque de Toussaint Tireau. 1646
Extrait. Engagement de Toussaint Tireau. 31 mars 1643.
(Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. 3E1193, fol. 39r, 39v)

TUBEUF, Nicolas
(     –     )
Originaire de Rouen (Normandie), Nicolas Tubeuf s’engage envers Antoine Cheffault de la Renardière, le 31 mars 1643, pour aller travailler en Nouvelle-France au service de la Compagnie de la Nouvelle-France durant trois ans, à titre de soldat et chaudronnier, à raison de 60 livres par année (avance de 60 livres). Signe. Il quitte La Rochelle, à la mi-avril, probablement à bord du navire Le Saint-François (130 tx). On ne sait pas s’il est venu.
Extrait. Engagement de Nicolas Tubeuf. 31 mars 1643.
(Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. 3E1293, fol. 38v)

Pour citer cet article

Guy Perron©2022, « Les engagés levés par Antoine Cheffault de la Renardière pour la Nouvelle-France en 1643 », Le blogue de Guy Perron, publié le 16 mai 2022

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