Le blogue de Guy Perron

La vie de nos ancêtres à travers les documents d'archives… entre La Rochelle et les colonies…

247 – Les engagés levés par divers particuliers pour le Canada en 1662

À l’automne 1661, Pierre Boucher de Grosbois retourne brièvement en France pour défendre les intérêts de la colonie auprès de la métropole. Il rencontre l’ancien gouverneur Jean de Lauson, Colbert du Terron, le ministre Jean-Baptiste Colbert et, même le roi[1] !

« J’eus l’honneur de parler au Roy

qui m’interrogea sur l’état du pays

dont je lui rendis fidèle compte. »

Pierre Boucher. Mémoires, BRH, 32, (1926).

Outre des lettres de noblesse, Boucher obtient du roi des assurances pour le pays : « Sa Majesté, écrit Boucher, me promit qu’elle secourerait le pays et le prendrait sous sa protection; ce qu’elle a fait. Elle m’accorda deux vaisseaux pour passer gratis[2] tous ceux qui voudraient aller en Canada, et de plus, cent soldats et des vivres pour deux cents […] ».

En 1662, la levée d’engagés pour la Nouvelle-France est l’affaire de Pierre Boucher, mais aussi de Simon Denys de la Trinité et des Jésuites.

À La Rochelle, entre le 1er mai et le 17 juin, six contrats d’engagement sont rédigés par les notaires rochelais Pierre Moreau et Pierre Teuleron à la demande de Denys de la Trinité, de Pierre Gaigneur (au nom des Jésuites) et Jean Sauvaget (au nom de Boucher).

Les six engagés se présentent dans les études des notaires, rue Chef-de-Ville, les 1er, 2 et 9 mai et le 17 juin, pour convenir de leurs conditions d’engagement.

Chaque engagé décline ses prénom et nom, son lieu d’origine, son âge et sa profession. Les contrats des trois premiers engagés, devant Teuleron, semblent avoir été préparés à l’avance car le montant du salaire est laissé en blanc. De plus, ils se terminent sans aucune signature. Par contre, une particularité intéressante, il est précisé que l’engagiste payera la nourriture que Jacques Boisdon, maître pâtissier, leur a fournie et administrée depuis le 6 avril et ce, jusqu’au jour de leur embarquement, à raison de 20 sols par jour. C’est chez Boisdon qu’ils élisent domicile pour y recevoir tous actes et exploits de justice, soit à l’enseigne Le Pont au Change, rue de la Juiverie (aujourd’hui partie de la rue Admyrauld) près de la rue Chef-de-Ville.

Pour les trois autres, le notaire Moreau écrit le salaire annuel (entre 30 et 100 livres) qui sera payé à la fin de chaque année. De plus, chaque engagé sera nourri pendant la traversée et durant leur engagement.

Les six engagés promettent d’aller servir, pendant trois années, soit l’engagiste lui-même ou autres particuliers en toutes choses qui leur seront commandées.

Un jeune homme s’engage en la présence et du consentement de son beau-père, nous informant davantage sur sa généalogie. D’ailleurs, son engagiste lui fera apprendre « la vacation de charron et charpentier ».

Voici un contrat-type d’engagement entre Pierre Dancosse (l’engagé) et Yves Martin (l’engagé) en 1662.

Servitude Dancosse – Boucher

(graphie contemporaine)

Sachent tous que par-devant Pierre Moreau, notaire, tabellion royal et garde-notes héréditaire en la ville et gouvernement de La Rochelle. Ont été présents et personnellement établis Pierre Dancosse, de cette ville, âgé de dix-huit ans ou environ, d’une part; et Pierre Boucher, écuyer, seigneur de Grosbois en la Nouvelle-France, demeurant aux Trois-Rivières d’autre part. Lesquels ont volontairement fait entre eux ce qui s’ensuit. C’est à savoir que ledit Dancosse promet et sera tenu d’aller servir ledit sieur Boucher, ou autres de lui ayant charge, et faire ce qui lui sera commandé audit lieu des Trois-Rivières, durant trois années consécutives et sans intervalle de temps, qui commenceront du jour qu’il arrivera audit lieu des Trois-Rivières et y mettre pied à terre et finiront à pareil jour ledit temps fini et révolu. Et afin d’y aller, ledit sieur Boucher le fera embarquer dans un vaisseau, le nourrira durant son dit passage et desdites trois années, et encore lui fera apprendre la vacation de charron et charpentier. Et outre lui baillera audit lieu des Trois-Rivières, par chacun an ainsi que chacune année échera, la somme de trente livres tournois pour ses loyers. Et pour l’entretien de ce que dessus sans y contrevenir par les parties à peine de &. obligent respectivement tous et chacun leurs biens &. Spécialement ledit serviteur ses dits loyers sans &. Et outre sa personne à tenir prison comme pour deniers royaux. Renonçant &. Promis &. Jurés &. Jugés &. Condamnés &. Fait à La Rochelle dans l’étude dudit notaire, avant-midi, ce dix-septième jour de juin mille six cent soixante-et-deux. En la présence et du consentement de Jean Marchand, maître filassier, demeurant en cette ville, beau-père dudit serviteur. Et encore présents Pierre Montier et Johanis Daccarrette, clerc, demeurant en ladite Rochelle. Et ont lesdits Dancosse et Marchand déclaré ne savoir signer de ce requis. Signatures.

Extrait. Contrat d’engagement de Pierre Dancosse pour Trois-Rivières. 17 juin 1662.
(Source : AD17. Notaire Pierre Moreau. 3E59/266, fol. 143)

Qui sont ces engagés de 1662 ?

René Blanchet Edmé Henry
Pierre Dancosse Pierre Poullard
Mathurin Grain Abel Sagot

Tableau des engagés levés par divers particuliers pour le Canada en 1662.
(Source : Collection Guy Perron)

Un engagé est originaire d’Aunis, un de Champagne, un du Maine, un du Perche et deux du Poitou.

Origine des engagés levés par divers particuliers pour le Canada en 1662.
(Source : Collection Guy Perron)

Les engagés de Denys et des Jésuites quittent La Rochelle à destination de Québec à bord d’un navire qui nous est inconnu. Par contre, nous présumons que les engagés de Boucher s’embarque avec leur engagiste, le 15 juillet[3], à bord de l’un des deux navires du roi (L’Aigle d’Or ou La Flûte Royale). Ils arrivent à Tadoussac le 27 octobre suivant.

Outre les cent soldats promis par la métropole, les navires du roi avaient aussi embarqué une centaine d’hommes de travail recrutés par Pierre Boucher, dont 35 meurent pendant la traversée ou peu après leur arrivée[4].

Que sont devenus les engagés de 1662 ?

Trois engagé (50 %) restent en Nouvelle-France : Blanchet, Dancosse et Sagot.

Un engagé (16 %) repart après ses trois années d’engagement ou peu après : Grain.

Deux engagés (33 %) n’ont laissé aucune trace : Henry et Poullard.

 

BLANCHET, René

(c.1638-1679)

Originaire de Fontaines, près de Fontenay-le-Comte (Poitou), à l’âge de 23 ans, René Blanchet s’engage à Pierre Gaigneur, le 9 mai 1662, pour aller travailler à Québec au service des Jésuites, durant trois ans, à titre de meunier, à raison de 100 livres par année. Ne signe pas. Il quitte La Rochelle à destination de Québec dans des circonstances inconnues. Il va exercer son métier au moulin des Jésuites au Cap-de-la-Madeleine. Il y est confirmé le 1er mai 1664. En 1666, il s’y fait concéder une terre par les Jésuites. Puis, en 1669, il quitte le Cap pour aller faire tourner le moulin de Champlain et y acquiert une terre. Il retourne au Cap comme meunier du moulin des Jésuites. Le 21 septembre 1670, il contracte mariage avec Marie Sédillot, fille de Louis Sédillot et de Marie Grimoult, et veuve de Julien Trottier. De leur union naissent cinq enfants. En 1674, les Jésuites lui concèdent une terre à Saint-Éloy. Toujours occupé à faire tourner le moulin des Jésuites au Cap, en 1676, il loue sa ferme de Champlain à Jean Mandeville pour cinq ans. Il décède au début de 1679. Sa veuve épouse le notaire Antoine Adhémar en troisièmes noces, en 1684, au Cap-de-la-Madeleine.

Extrait. Engagement de René Blanchet. 9 mai 1662.
(Source : AD17. Notaire Pierre Moreau. 3E59/266, fol. 116v, 117r)

Note : Les registres paroissiaux de Fontaines ne commencent qu’en 1683. (AD85 en ligne)
Note : Selon Tanguay, il serait le frère de Pierre Blanchet, originaire de Le Vanneau, époux de Françoise Harel. Des recherches dans les registres paroissiaux de Le Vanneau ont été vaines. (AD79 en ligne)
Voir aussi : Michel Langlois, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois (1608-1700), La Maison des Ancêtres, tome I (Lettres A à C), 1998, p. 207-208.

 

DANCOSSE, Pierre

(c.1643-1697)

Originaire de La Rochelle (Aunis). En présence de Jean Marchand, maître filassier de La Rochelle, son beau-père, à l’âge de 18 ans, Pierre Dancosse s’engage à Pierre Boucher de Grosbois, le 17 juin 1662, pour aller travailler à Trois-Rivières à son service, durant trois ans, comme charron et charpentier, à raison de 30 livres par année. Ne signe pas. Le 15 juillet, il quitte La Rochelle avec son engagiste à destination de Québec, à bord de l’un des deux navires du roi et arrive à Tadoussac le 27 octobre suivant. En 1667, il possède une terre de huit arpents en valeur avec Antoine Marcereau au Petit Cap-de-la-Madeleine. En 1668, devant la Juridiction royale de Trois-Rivières, René Bénard de Bourgjoly demande que Pierre Dancosse cesse l’abattage des arbres sur ses terres de Champlain et qu’il soit payé pour le travail effectué. L’année suivant, Bénard revient en cour contre son fermier, Dancosse, afin qu’il soit condamné à lui payer onze minots de blé et dix minots de blé d’Inde, suivant ce qu’il y est obligé par son bail. Vers 1677, il épouse Marie-Madeleine Bouchard, fille de Michel Bouchard et de Marie Trotin. De leur union naissent neuf enfants. On retrouve la famille à La Bouteillerie, au recensement de 1681, avec sept arpents de terre en valeur et huit bêtes à cornes. En 1688, il achète une terre de Louise Cloutier, veuve de Jean Mignault, à la Rivière-Ouelle. Cette terre est revendue en 1695 à Étienne Janneau. Il est hospitalisé à l’Hôtel-Dieu de Québec où il décède. Il est inhumé dans le cimetière Notre-Dame à Québec, à l’âge de 50 ans.

Extrait. Engagement de Pierre Dancosse. 17 juin 1662.
(Source : AD17. Notaire Pierre Moreau. 3E59/266, fol. 143)

Note : Les recherches dans les registres paroissiaux et pastoraux de La Rochelle, entre 1640 et 1650, ont été vaines. Cependant, j’ai relevé un Pierre, fils d’Antoine « d’encosse » et de Gabrielle Porchereau, baptisé le 3 août 1643 à Brouage. (AD17 en ligne). Les recherches pour retracer le mariage de Jean Marchand et de Gabrielle Porchereau ont été vaines, nous empêchant de lier ce baptême à l’engagé.
Voir aussi : Michel Langlois, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois (1608-1700), La Maison des Ancêtres, tome II (Lettres D à I), 1999, p. 27-28.

 

GRAIN, Mathurin

(c1630-     )

Originaire de Saint-Laurent-de-la-Salle, près de Sainte-Hermine (Poitou), à l’âge de 32 ans, Mathurin Grain s’engage à Simon Denys de la Trinité, le 9 mai 1662, pour aller travailler à Québec à son service, durant trois ans, à titre de meunier, à raison de 100 livres par année. Ne signe pas. Il quitte La Rochelle à destination de Québec dans des circonstances inconnues. Le 10 novembre 1663, un arrêt du Conseil souverain le condamne à la prison pour impertinence dans la cause l’opposant à Simon Denys. Il est ordonné que Grain soit acquitté de son passage envers Denys moyennant la somme de trois livres qu’il est condamné payer pour reste de compte et pour réparation du temps qu’il a perdu et abandonné le service de son maître et à vingt livres d’amende. En juin 1664, Denys prête son meunier, Mathurin Grain, au sieur Lemire pour l’aider à charroyer le bois et à lever le moulin pour la somme de quinze livres qui sera déduite de celle de quarante livres que lui doit Denys. En 1667, âgé de 40 ans, il est engagé chez Abel Turcot à l’Île d’Orléans. On le retrouve à Montréal, la même année, s’engageant comme meunier auprès du Séminaire Saint-Sulpice. En 1669, il signe un bail à loyer d’un moulin à vent, situé sur la terre du Sud à Longueuil, avec Charles Lemoine de Longueuil. Aucune trace de lui après cette date.

Extrait. Engagement de Mathurin Grain. 9 mai 1662.
(Source : AD17. Notaire Pierre Moreau. 3E59/266, fol. 117r)

Note : Les registres paroissiaux de Saint-Laurent-de-la-Salle ne commencent qu’en 1669. (AD85 en ligne)

 

HENRY, Edmé

(     –     )

Originaire de Troyes (Champagne), Edmé Henry sieur du Chastrenier s’engage à Jean Sauvaget, le 1er mai 1662, pour aller travailler à Trois-Rivières au service Pierre Boucher, durant trois ans. Il est nourri depuis le 6 avril, à raison de 20 sols par jour, et le sera jusqu’à son embarquement, chez Jacques Boisdon, maître pâtissier rochelais, à l’enseigne Le Pont au Change, située sur la rue de la Juiverie. Il quitte La Rochelle, le 15 juillet, probablement avec son engagiste, à bord d’un des deux navires du roi et arrive à Tadoussac le 27 octobre suivant. Nulle trace de cet engagé en Nouvelle-France.

Extrait. Engagement d’Edmé Henry. 1er mai 1662.
(Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. 3E1301, fol. 61v, 62r)

 

POULLARD, Pierre

(     –     )

Originaire de Mortagne (Perche), Pierre Poullard s’engage à Jean Sauvaget, le 1er mai 1662, pour aller travailler à Trois-Rivières au service Pierre Boucher, durant trois ans. Il est nourri depuis le 6 avril, à raison de 20 sols par jour, et le sera jusqu’à son embarquement, chez Jacques Boisdon, maître pâtissier rochelais, à l’enseigne Le Pont au Change, située sur la rue de la Juiverie. Le mois suivant, il est témoin à une obligation passée entre Robert Boulay et Charles Turgeon devant le notaire rochelais Pierre Moreau. Il est probable que Poullard soit partit de Mortagne en compagnie de Boulay, Turgeon et sa famille. Il quitte La Rochelle, le 15 juillet, probablement avec son engagiste, à bord d’un des deux navires du roi et arrive à Tadoussac le 27 octobre suivant. Nulle trace de cet engagé en Nouvelle-France.

Extrait. Engagement de Pierre Poullard. 1er mai 1662.
(Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. 3E1301, fol. 61v, 62r)

 

SAGOT dit Laforge, Abel

(c1634 -1714)

Fils de Guillaume Sagot et de Marie Marchand, Abel Sagot est originaire de Champfrémont (Maine). Il s’engage à Jean Sauvaget, le 2 mai 1662, pour aller travailler à Trois-Rivières au service Pierre Boucher, durant trois ans. Il est nourri depuis le 6 avril, et le sera jusqu’à son embarquement, chez Jacques Boisdon, maître pâtissier rochelais, à l’enseigne Le Pont au Change, située sur la rue de la Juiverie. Il quitte La Rochelle, le 15 juillet, probablement avec son engagiste, à bord d’un des deux navires du roi et arrive à Tadoussac le 27 octobre suivant. En 1663, il obtient une concession de terre à l’Île d’Orléans, seigneurie de Liret, de Charles de Lauson, seigneur de Charny et prêtre. Il épouse, le 15 octobre 1663 à Québec, Claire Turgeon, fille de Charles Turgeon et de Pasquière Lefebvre, de Québec. Claire (10 ans) et Abel (22 ans) étaient-ils à bord du même navire du roi lors de leur traversée en 1662? De leur union naît un enfant. En 1666, alors taillandier, il habite l’île d’Orléans. En 1672, il acquiert de Marie-Guillemette Hébert, veuve de Guillaume Couillard, un emplacement situé sur la rue Couillard dans la haute-ville de Québec. Confirmé le 24 août 1676 à Québec. En 1679, il acquiert une habitation à la Petite Auvergne, seigneurie de Notre-Dame-des-Anges, qu’il revend en 1681 à Pierre Canard. On retrouve la famille à Québec, au recensement de 1681, avec une vache et un fusil. L’année suivante, Léonard Tresny lui vend un emplacement situé sur la rue Notre-Dame dans la basse-ville. En 1683, Sagot est à Mortagne (Perche) où il vend à François Poisson et Toussaint Fromentin, pour la somme de 200 livres, les biens meubles et immeubles qu’il possède, situés à Tourouvre, qu’il a acquis en 1681 de Michel Huppé et Madeleine Roussin, son épouse, de Jacques Asselin et Louise Roussin, son épouse, et ceux de Nicolas Roussin. Les acquéreurs s’obligent d’envoyer 500 faucilles et socs de charrue à La Rochelle. Ce n’est que douze ans plus tard que Charles Turgeron, chargé de procuration d’Abel Sagot, va prendre possession des faucilles et socs à Mortagne ! En 1692, l’Hôtel-Dieu de Québec lui baille à rente un emplacement sur la rue Saint-Jean à Québec. En 1694, Sagot a des démêlés avec Thomas Pageot qui doit lui livrer 400 pieux. En 1700, le Séminaire de Québec lui vend un emplacement située sur la rue Saint-Joseph. Veuf de Claire Turgeon, il fait son testament le 20 septembre 1711. Il épouse en secondes noces, le 23 mai 1712, Marie-Madeleine Sasseville, fille de Pierre Sasseville et de Marie Seigneur, de Beauport. Aucun enfant. Il décède à Québec, le 18 octobre 1714, et inhumé le lendemain à l’âge de 80 ans.

Extrait. Engagement d’Abel Sagot. 2 mai 1662.
(Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron, 3E1301, fol. 61v, 62r)

Note : Les registres paroissiaux de Champfrémont ne commencent qu’en 1644. (AD53 en ligne)
Source : Chroniques et correspondance de la Province du Perche et des Percherons du Canada, Mortagne, L. Fournier Imprimeur-Éditeur, tome I, no 11, avril 1898, p. 153-163.

 

 

 

Pour citer cet article

Guy Perron@2020, « Les engagés levés par divers particuliers pour le Canada en 1662 », Le blogue de Guy Perron, publié le 11 janvier 2020.

 


[1] Marcel Trudel, Histoire de la Nouvelle-France, Montréal, Éditions Fides, vol. III : La seigneurie des Cent-Associés, t. 1 : Les événements, 1979, p. 353.
[2] Selon Trudel, le terme « gratis » est une infidélité de mémoire pour Boucher, car les marchands exigeaient 75 livres par passage.
[3] Raymond Douville, « BOUCHER, PIERRE », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 2, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 8 janv. 2020, http://www.biographi.ca/fr/bio/boucher_pierre_2F.html.
[4] Marcel Trudel, op. cit., p. 353.

Catégories :ARCHIVES (Dépouillement), Canada, Cap-de-la-Madeleine, Engagés, France, GÉNÉALOGIE, HISTOIRE, La Rochelle, Montréal, Nouvelle-France, Québec, Trois-Rivières

3 réponses

  1. Bonjour, serait-il possible que Pierre Boucher ait embauché des colons et artisans (cordonnier) lors de son passage à La Rochelle en 1662? Ici, je pense à Louis Robert dit Lafontaine. Merci,

    • On dit que Boucher a recruté une centaine de personnes en 1662. Nous avons relevé que quelques contrats d’engagement. Étaient-ils (ou elles) des passagers libres (artisans, filles à marier, etc.). Il faudrait s’attarder sur l’histoire de chacun et chacune des personnes mentionnées dans le Catalogue des immigrants, de Marcel Trudel, pour l’année 1662, en les exposant avec d’autres sources archivistiques. Un travail de moine !

      • Bonjour monsieur Perron,

        Merci!

        Je crois que Louis Robert migra en Nouvelle-France librement comme artisan, cordonnier en l’occurrence. C’est du moins l’opinion de Marcel Trudel, au bas de la page 392 de « La Seigneurie de la compagnie des Indes occidentales » et de Michel Langlois, dans « Carignan-Salière, 1665-1668 ».

        Je voulais simplement vérifier si vos nombreuses recherches avaient permis de trouver au moins un document attestant des conditions du passage de Louis Robert ici.

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