Le blogue de Guy Perron

La vie de nos ancêtres à travers les documents d'archives… entre La Rochelle et les colonies…

174 – Les engagés levés par Médard Chouart Des Groseilliers pour Trois-Rivières en 1661

Après une année sabbatique dans la levée d’engagés pour la Nouvelle-France, celle de 1661 à La Rochelle est l’affaire des recruteurs suivants :

  • Jean Bourdon, sieur de Saint-François, de Québec;
  • Médard Chouart, sieur Des Groseilliers, général de la flotte des Outaouais (pour lui-même et François Lachapelle, de Trois-Rivières);
  • Antoine Grignon, marchand rochelais (pour Eustache Lambert, de Québec);
  • Emmanuel Leborgne, marchand rochelais (pour le sieur du Coudray).
  • Michel Pelletier, sieur de la Prade, de Trois-Rivières (pour lui-même).

Erreur de transcription

Source : Debien, Gabriel. « Liste des engagés pour le Canada au XVIIe siècle (1634-1715) » dans RHAF, vol. 6, no 3, décembre 1952, p. 389-4390).

Lors de la transcription de l’article de Gabriel Debien dans la revue RHAF, il y a eu omission de la date « 1661 » occasionnant de nombreuses erreurs dans des sites web traitant de ce sujet.

Explorateur et marchand de fourrures, Médard Chouart Des Groseilliers et Pierre-Esprit Radisson, son jeune beau-frère, partent en direction du bassin des Grands Lacs en 1659, malgré le fait que Pierre Voyer d’Argenson, gouverneur de la Nouvelle-France, refuse de leur émettre un permis de traite. Ils passent l’hiver dans la région, rencontrent les autochtones et font du commerce avec eux. Ils reviennent en 1660 avec une cargaison de fourrures de première qualité et sont accusée de commerce « illégal ». Le gouverneur confisque presque toutes les fourrures, leur impose une amende et emprisonne Des Groseilliers pendant une courte période[1].

Signature de Médard Chouart Des Groseilliers (1661)

Furieux de cette décision, Des Groseilliers se rend en France en 1661 pour obtenir justice et essayer de jeter les bases d’un commerce français par voie directe avec la baie d’Hudson, mais en vain[2].

À La Rochelle, Médard Chouart profite de son séjour pour recruter six hommes de travail âgés dans la jeune vingtaine pour exercer leur métier en Nouvelle-France. Tous se présentent dans l’étude du notaire rochelais Pierre Moreau (12, rue Chef-de-Ville), entre le 24 mai et le 17 juin, pour convenir de leurs conditions d’engagement.

Chaque engagé décline ses prénom et nom, son lieu d’origine, son âge et sa profession. Le notaire écrit le salaire annuel et l’avance qu’on lui accorde (s’il y a lieu). Deux engagés signent.

Le premier engagé à s’enrôler est le laboureur aunisien Jean Crépeau (24 mai). Il est suivi de l’arquebusier angevin René Vallet la semaine suivante. Le 17 juin, c’est au tour de trois laboureurs : les poitevins Antoine D’Aulnay et Denis Vergnonneau et le saintongeais Louis Gaborit. Le même jour, comme il engagé pour un autre employeur, le chirurgien languedocien Pierre Romieu signe un contrat avec différentes conditions.

Les laboureurs promettent d’aller travailler pendant trois ans en Nouvelle-France, sans précision, ou à Trois-Rivières pour les autres au service de Chouart, ou tel autre, soit de leur métier ou autres choses qui leur seront commandées. Cependant, pour les engagés Romieu et Vallet, il est mentionné « de son métier seulement » et « non à autre besogne ».

Les engagés seront nourris durant la traversée et le temps de leur engagement.

Voici le contrat d’engagement entre Médard Chouart Des Groseilliers et René Vallet en 1661.

Servitude [de René] Vallet [à Médard] Chouart.

(graphie contemporaine)

Sachent tous que par-devant Pierre Moreau, notaire, tabellion royal et garde-note héréditaire en la ville et gouvernement de La Rochelle. Ont été présents et personnellement établis René Vallet, arquebusier, âgé de vingt-quatre ans ou environ, du lieu de Saumur en Anjou, d’une part. Et Médard Chouart sieur Des Groseilliers, général de la flotte des Outaouais, demeurant aux Trois-Rivières, pays de la Nouvelle-France, d’autre part. Lesquels ont volontairement fait entre eux ce qui s’ensuit. C’est à savoir que ledit Vallet s’est loué par ces présentes audit sieur Chouart pour aller le servir, ou autres de lui ayant charge, audit pays de la Nouvelle-France et travailler de sa dite vacation d’arquebusier et de la forge et non à autre besogne durant trois années prochaines, consécutives et sans intervalle de temps qui commenceront du jour qu’il arrivera audit pays et y mettra pied à terre. Et afin d’y aller, ledit sieur Chouart le fera embarquer dans un vaisseau, le nourrira durant son dit passage et desdites trois années. Et outre, lui baillera pour ses loyers la somme de six vingt quinze livres tournois par chacun an audit pays de la Nouvelle-France, ainsi que chacune année échera. Sur quoi, toutefois, sera déduit et rabattu ce que ledit sieur Chouart lui baillera en cette ville auparavant s’embarquer. Car ainsi a été avec tout ce que dessus stipulé et accepté par les parties chacune pour leur regard. Et à ce faire et accomplir par elles chacune en leur endroit, sans venir au contraire, à peine de tous dépens, dommages et intérêts. Obligeant respectivement tous et chacun leurs biens &. Spécialement ledit serviteur, ses dits loyers sans &. Et outre, ledit serviteur sa personne à tenir prison comme pour deniers royaux. Renonçant &. Promis et juré &. Jugé et condamné &. Fait à La Rochelle dans l’étude dudit notaire après-midi, ce vingt-septième mai mille six cents soixante-et-un. Présents le sieur Jacques Massé, marchant, et Adrien Vanderblock, clerc, demeurant en ladite Rochelle. En outre par les mêmes présentes X A accordé à Christophe Gerbault, soldat de la garnison des Trois-Rivières, à ce présent et personnellement établi, de le recevoir à boire et manger en sa maison, avec ledit Vallet son cousin, en apportant en ladite maison les provisions qui luy seront données dans ladite garnison pour sa nourriture. Faict comme dessus X Ledit sieur Chouart. Et a ledit Vallet déclaré ne savoir signer de ce requis. Signatures.

Contrat d’engagement de René Vallet pour le Canada. 27 mai 1661.
(Source : AD17. Notaire Pierre Moreau. Registre 3E59/265, fol. 122v)

Dans le contrat d’engagement de Vallet, Chouart accorde à Christophe Gerbault[3], soldat de la garnison de Trois-Rivières, de le recevoir à boire et à manger dans sa maison avec René Vallet, son cousin, en autant qu’il apporte les provisions qui lui sont données dans la garnison pour sa nourriture.

Qui sont ces engagés de 1661 ?

Jean Crépeau Pierre Romieu
Antoine D’Aulnay René Vallet
Louis Gaborit Denis Vergnonneau

Tableau des engagés levés par Médard Chouart Des Groseilliers en 1661.
(Source : Collection Guy Perron)

Un engagé est originaire d’Anjou, un de l’Aunis, un du Languedoc, deux du Poitou et un de Saintonge.

Origine des engagés levés par Médard Chouart Des Groseilliers en 1661.
(Source : Collection Guy Perron)

Il est probable que les six engagés embarquent à bord du navire Le Taureau (150 tx), puisque, le 15 juin, Médard Chouart emprunte la somme de 150lt à la grosse aventure auprès du marchand rochelais Jacob Roy pour du vin « qu’il a tasté et gousté » et qu’il a chargé ce vin et d’autres marchandises pour son compte dans ce navire.

Si tel est le cas, le navire Le Taureau lève l’ancre, met les voiles puis quitte La Rochelle à la fin du mois de juin. Il arrive à Québec le 24 août suivant.

Que sont-ils devenus ?

Un engagé (16,5 %) n’a pas atteint Québec : Crépeau (on ne sait s’il est venu).

Un engagé (16,5 %) retourne en France dès son engagement terminé ou peu après : Vallet (1663).

Quatre engagés (66,6 %) restent en Nouvelle-France, dont quelques-uns ont une descendance : D’Aulnay, Gaborit, Romieu et Vergnonneau.

CRÉPEAU, Jean

(c.1637-     )

Originaire de Laleu près de La Rochelle (Aunis), Jean Crépeau s’engage à 24 ans, le 24 mai 1661, pour aller travailler en Nouvelle-France au service de Médard Chouart Des Groseilliers, ou tel autre, durant trois ans à titre de laboureur, à raison de 78 livres (avance de 39 livres). Ne signe pas. Il quitte La Rochelle en juin probablement à bord du navire Le Taureau à destination de Québec où il arrive le 24 août suivant. On ne sait pas s’il est venu.

Extrait. Engagement de Jean Crépeau. 24 mai 1661.
(Source : AD17. Notaire Pierre Moreau. Registre 3E59/265, fol. 118v)

Note : Les années 1622 à 1643 sont manquantes dans les registres paroissiaux de Laleu. (Source : AD17 en ligne)

 

D’AULNAY (DAUNAIS), Antoine

(c.1638-1707)

Fils de Louis D’Aulnay et de Jeanne Gavatte, Antoine D’Aulnay est originaire de Luçon (Poitou). Il s’engage à 23 ans, le 17 juin 1661, pour aller travailler à Trois-Rivières, ou ailleurs en Nouvelle-France, au service de Médard Chouart Des Groseilliers, ou tel autre, durant trois ans à titre de laboureur, à raison de 72 livres par an (avance par billet). Ne signe pas. Il quitte La Rochelle en juin probablement à bord du navire Le Taureau à destination de Québec où il arrive le 24 août suivant. En 1662, à Trois-Rivières, il réclame les frais occasionnés par une blessure subie par Jacques Pépin sur lequel Gaborit (voir ci-dessous) a accidentellement chargé son arme. Confirmé à Trois-Rivières le 22 mai 1664. En 1666, Des Groseilliers résilie le bail qu’il a de sa ferme avec Denis Vergnonneau (voir ci-dessous). En 1667, il est parmi les volontaires à Trois-Rivières. Il contracte mariage devant Remy, le 24 août 1669, avec Marie Richard (fille du Roi de 1669), fille de Pierre Richard et de feue Anne Masson, de Saint-Laurent (Champagne). De leur union naissent neuf enfants. C’est en 1673 que le seigneur Pierre Boucher lui remet le titre officiel de sa concession. Au recensement de 1681, on retrouve la famille à Boucherville sur une terre de sept arpents en valeur avec une bête à cornes. En novembre 1707, en compagnie de son épouse, il fait don de tous leurs biens à leur fils Jean pour qu’il prenne soin d’eux jusqu’à leur décès. Il meurt peu de temps après, le 12 décembre 1707 à Boucherville à l’âge de 72 ans. Il est inhumé le lendemain dans le cimetière de l’église paroissiale de la Sainte-Famille.

Extrait. Engagement d’Antoine D’Aulnay. 17 juin 1661.
(Source : AD17. Notaire Pierre Moreau. Registre 3E59/265, fol. 139r et 138v)

Note : Des recherches dans les registres paroissiaux de Luçon, entre 1634 et 1640, ont été vaines. (Source : AD85 en ligne)
Voir aussi : Michel Langlois, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois (1608-1700), La Maison des Ancêtres, tome II (Lettres D à I), 1999, p. 37-38.
Note : Voir aussi Fichier Origine.

 

GABORIT dit Le Major, Louis

(c.1639-1707)

Fils de Mathieu Gaborit et de Marguerite Pineau, Louis Gaborit est originaire de Saint-Martin-de-la-Coudre (Saintonge), Louis Gaborit s’engage à 22 ans, le 17 juin 1661, pour aller travailler à Trois-Rivières, ou ailleurs en Nouvelle-France, au service de Médard Chouart Des Groseilliers, ou tel autre, durant trois ans à titre de laboureur, à raison de 72 livres par an (avance par billet). Il signe. Il quitte La Rochelle en juin probablement à bord du navire Le Taureau à destination de Québec où il arrive le 24 août suivant. Il est témoin à un acte d’échange le 7 décembre 1661 à Trois-Rivières. Il contracte mariage devant Pierre Duquet, le 16 novembre 1665, avec Nicole Souillard (fille du roi de 1665), fille de Michel Souillard et de Jeanne Bourdon, du village de Grange-le-Bocage (Bourgogne). De leur union naissent huit enfants. Il s’établit à Saint-François (Î.O.) où il reçoit une concession de trois arpents de front. En 1667, le couple possède une terre de quatre arpents en valeur et une bête à cornes à l’île d’Orléans. En 1670, il en appelle d’une sentence du bailli de l’île d’Orléans le condamnant à payer une vache à Étienne Beaufils, à verser 20lt d’amende aux pauvres et par la suite à être attaché à un poteau durant trois heures avant d’aller demander pardon à genoux à Dieu et au roi devant la chapelle de l’île d’Orléans pour avoir mangé de la viande pendant le carême sans autorisation de l’Église. Au recensement de 1681, on retrouve la famille à La Durantaye sur une terre de dix arpents en valeur avec trois bêtes à cornes. En 1683, le seigneur Alexandre Berthier lui remet le titre officiel de sa concession de terre de 3×40 arpents dans la seigneurie de Bellechasse. Il décède avant octobre 1707 à La Durantaye.

Extrait. Engagement de Louis Gaborit. 17 juin 1661.
(Source : AD17. Notaire Pierre Moreau. Registre 3E59/265, fol. 139r et 138v)

Note : Les registres paroissiaux de Saint-Martin-de-la-Coudre ne commencent qu’en 1668. (Source : AD17 en ligne)
Voir aussi : Michel Langlois, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois (1608-1700), La Maison des Ancêtres, tome II (Lettres D à I), 1999, p. 278-279.

 

ROMIEU dit Romulus, Pierre

(1637-     )

Fils de Raymond Romieu, notaire royal et procureur, Pierre Romieu dit Romulus est baptisé le 6 janvier 1637 dans la paroisse de Saint-Aphrodise à Béziers (Languedoc). Il embrasse la profession de chirurgien comme son parrain. Il s’engage à 24 ans envers Médard Chouart Des Groseilliers, le 17 juin 1661, pour aller travailler à Trois-Rivières au service de François Lachapelle[4], ou tel autre, durant trois ans à titre de chirurgien seulement, à raison de 200 livres par an. Il est stipulé que si Romieu travaille auprès des Sauvages, les profits lui reviendront en retour; La Chapelle devant lui fournir les médicaments. Il signe. Il quitte La Rochelle en juin probablement à bord du navire Le Taureau à destination de Québec où il arrive le 24 août suivant. Il est témoin à un acte de vente le 10 octobre 1661. Il accompagne Chouart à la baie d’Hudson et passe au service des Anglais de 1668 à 1675. Il est connu des archives de la Compagnie de la Baie d’Hudson comme Peter Romulus « ye French chirurgion ». Il quitte le service de la Compagnie en novembre 1675.

Extrait. Engagement de Pierre Romieux. 17 juin 1661.
(Source : AD17. Notaire Pierre Moreau. Registre 3E59/265, fol. 138)

Acte de baptême de Pierre Romieu. 6 janvier 1637.
Source : AD34 en ligne. 1MI EC 32/3. Béziers. Paroisse Saint-Aphrodise. Baptêmes. 1634-1637. Vue 27/36.

Voir aussi : Dictionnaire biographique du Canada. « Romieux (Romulus, Rémus), Pierre (Peter) ». Repéré à http://www.biographi.ca/fr/bio/romieux_pierre_1F.html

 

VALLET, René

(c.1637-     )

Originaire de Saumur (Anjou), René Vallet s’engage à 24 ans, le 27 mai 1661, pour aller travailler en Nouvelle-France au service de Médard Chouart Des Groseilliers, ou tel autre, durant trois ans à titre d’arquebusier « et de la forge » et non à autre travail, à raison de 135 livres par an (avance par billet). Ne signe pas. Il quitte La Rochelle en juin probablement à bord du navire Le Taureau à destination de Québec où il arrive le 24 août suivant. Alors qu’il est au service de Chouart que depuis un an, il s’engage pour un an, 150lt, le 9 septembre 1662, à faire des ouvrages de forge pour les Jésuites à Trois-Rivières. Nulle trace de lui par la suite.

Extrait. Engagement de René Vallet. 27 mai 1661.
(Source : AD17. Notaire Pierre Moreau. Registre 3E59/265, fol. 122v)

Note : Ne pas confondre avec René Ouellet, originaire de Paris.

 

VERGNONNEAU (VÉRONNEAU), Denis

(c.1641-1730)

Fils de Louis Vergnonneau et de Perrine Bary, Denis Vergnonneau est originaire de Bournezeau (Poitou), Denis Vergnonneau s’engage à 20 ans, le 17 juin 1661, pour aller travailler à Trois-Rivières, ou ailleurs en Nouvelle-France, au service de Médard Chouart Des Groseilliers, ou tel autre, durant trois ans à titre de laboureur, à raison de 72 livres par an (avance par billet). Ne signe pas. Il quitte La Rochelle en juin possiblement à bord du navire Le Taureau à destination de Québec où il arrive le 24 août suivant. Il contracte mariage devant Sévérin Ameau, le 6 janvier 1686, avec Marguerite Bertault, fille de Jacques Bertault et de Gillette Banne. De leur union naît un enfant. Son épouse décède à Boucherville en novembre 1687. Il épouse en secondes noces à Pointe-aux-Trembles de Montréal, le 20 janvier 1689, Catherine Guertin, fille de Louis Guertin et d’Élizabeth Camus. De leur union naissent dix enfants. En 1667, il est parmi les volontaires à Trois-Rivières. En 1673, le seigneur Pierre Boucher lui concède une terre de cinquante arpents en superficie à Boucherville et un emplacement dans le bourg. Au recensement de 1681, on retrouve la famille à Boucherville sur une terre de 10 arpents en valeur avec quatre bêtes à cornes. En 1720, il dicte son testament devant le notaire Lepailleur. Il décède le 30 octobre 1730, à l’âge de 96 ans, à Boucherville où il est inhumé.

Extrait. Engagement de Denis Vergnonneau. 17 juin 1661.
(Source : AD17. Notaire Pierre Moreau. Registre 3E59/265, fol. 139r et 138v)

Note : Les registres paroissiaux de Bournezeau ne commencent qu’en 1680. (Source : AD85 en ligne)
Voir aussi : Michel Langlois, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois (1608-1700), La Maison des Ancêtres, tome 4 (Lettres N à Z), 2001, p. 449.

 

Médard Chouart, sieur des Groseilliers (1625-1698) beau-frère de Radisson, avait ici son foyer. La Cie de la baie d’Hudson doit son existence à ces hardis explorateurs.

Médard Chouart, sieur des Groseilliers, (1625-1698) brother-in-law to Radisson had his home here. The Hudson Bay Company owes its existence to these fearless explorers.

Plaque commémorative de Médard Chouart. 863, rue des Ursulines. Trois-Rivières.

(Source : Ministère de la Culture et des Communications)

 

 


[1] Patrimoine HBC. « Radisson et Des Groseilliers ». Repéré à http://www.patrimoinehbc.ca/fr/gens/explorateurs/radisson-et-des-groseilliers
[2] Ibid.
[3] Sur Christophe Gerbault, voir aussi PREFEN. Notices 14518. « Christophe Gerbault ». Repéré à http://www.unicaen.fr/mrsh/prefen/notices/14518cg.pdf
[4] Malgré le prénom de François, il pourrait s’agir de Jean Brelezeau dit Lachapelle, chirurgien de Trois-Rivières.

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Catégories :Canada, Engagés, Filles du Roy, France, GÉNÉALOGIE, HISTOIRE, La Rochelle, Nouvelle-France, Trois-Rivières

4 réponses

  1. Toujours extrêmement intéressant, Monsieur Perron. Merci!!!

  2. Encore une fois merci ! D’autant plus intéressant que je descends de Marguerite Hayet et Jean Véron tué par les Iroquois en 1652 à Trois-Rivières. Radisson était son demi-frère à elle par leur mère. Elle a épousé Desgroseilliers en deuxièmes noces. Je suis allée à Tours en 2007, patrie de la famille maternelle Gobin de mon ancêtre Pierre Petit dit Gobin. J’ai vu que Desgroseilliers avait été hébergé dans la maison de Marie de l’Incarnation, située de mémoire en face de la Place Foire le Roi, une belle place ombragée tout près de la Loire où j’ai pris plaisir à souper en plein air. Il me semble me souvenir aussi que Marguerite Hayet a déjà fait une plainte contre Desgroseilliers qui aurait molesté Étienne Véron, le fils de son premier mariage à elle. C’est à confirmer. Aurais-je vu cela dans un de vos livres à vous M. Perron ?

    • Malheureusement, je n’ai rien vu concernant la plainte contre Desgroseilliers qui aurait molesté Étienne Véron.
      Peut-être faire une recherche dans les registres de la juridiction royale de Trois-Rivières ?

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