Le blogue de Guy Perron

La vie de nos ancêtres à travers les documents d'archives… entre La Rochelle et les colonies…

149 – Les engagés levés par Pierre Gaigneur pour le Canada en 1668

En 1668, Pierre Gaigneur est le seul recruteur d’engagés pour la Nouvelle-France. Recrutement - Le blogue de Guy PerronSes enrôlements sont faits pour le compte de la Compagnie des Indes Occidentales établie à La Rochelle.

Entre le 12 avril et le 7 juillet, le marchand-engagiste Gaigneur fait venir les neuf engagés qu’il a recrutés dans l’étude du notaire Pierre Teuleron, sur la rue Chef-de-ville, pour convenir de leurs conditions d’engagement.

 

Deux nouveaux engagés

Dans sa liste, parue en 1952, Gabriel Debien a relevé sept contrats d’engagement pour l’année 1668 (pièces cotées 98, 99, 100, 101, 102, 103 et 108 de la liasse 3E1370bis du notaire Pierre Teuleron).

Extrait. Liste des engagés pour le Canada au XVIIe siècle (1634-1715), p. 397. (Source : Debien, Gabriel. « Liste des engagés pour le Canada au XVIIe siècle (1634-1715) » dans RHAF, vol. 6, no 3, décembre 1952, p. 397).

Extrait. Liste des engagés pour le Canada au XVIIe siècle (1634-1715), p. 397.
(Source : Debien, Gabriel. « Liste des engagés pour le Canada au XVIIe siècle (1634-1715) » dans RHAF, vol. 6, no 3, décembre 1952, p. 374-407).

Une annotation dans l’intitulé du contrat d’engagement de Louis Leconte révèle qu’il a été « retrouvé en 1967 » et classé par la suite dans la liasse 3E1357 du même notaire. Voilà pourquoi Debien n’a pu le relever en 1952 ! Le contrat d’engagement d’André Gariteau a peut-être connu le même cheminement, puisqu’il n’est pas coté et classé plus tard dans la liasse 3E1370bis avec les sept autres.

À noter que ces deux documents étaient inconnus jusqu’à ce jour !

 Intitulé de l'engagement de Louis Leconte en 1668

 

Chaque engagé décline ses prénom et nom, son lieu d’origine et sa profession. L’âge n’est pas demandé. Le notaire écrit le salaire annuel ainsi que l’avance accordée (30 livres) « pour lui avoir des hardes et autres commodités ». Trois engagés signent leur contrat.

Le premier engagé à s’enrôler est André Sire. Il est suivi de Louis Gouverit, André Gariteau, Louis Leconte, Isaac de Bellefaye, Jean Damas, Louis Moreau, Mathurin Pelozeau et Bertrand de Leglelat.

Ces engagés s’obligent de s’embarquer dans le premier navire que leur indiquera Gaigneur pour aller servir la Compagnie des Indes Occidentales à Québec pendant trois années « tant à labourer la terre qu’autres choses qui leur sera commandées ». Cependant, cette condition est biffée et remplacée par une annotation pour deux engagés : Louis Leconte doit servir Nicolas Gauvreau, arquebusier à Québec, de son métier d’arquebusier seulement, et Louis Moreau de son métier de tailleur d’habits seulement.

Les engagés seront nourris jusqu’à l’embarquement et le temps de leur engagement (trois ans).

Voici le contrat-type d’engagement entre l’engagiste (Pierre Gaigneur) et l’engagé (homme de travail) en 1668.

Engagement / Conventions [nom de l’engagé] au sieur Gaigneur

(graphie contemporaine)

Par-devant Pierre Teuleron, notaire royal à La Rochelle. Personnellement établi [prénom, nom], [métier], natif de [localisation], d’une part. Et le sieur Pierre Gaigneur, marchand de cette ville, faisant pour et au nom de Messieurs de la Compagnie des Indes Occidentales établie en cette ville, d’autre part. Entre lesquelles parties a été fait et passé les conventions qui s’ensuivent. C’est à savoir que ledit [nom] a promis, s’oblige et sera tenu de s’embarquer, à la première réquisition qui lui en sera faite par ledit sieur Gaigneur, audit nom, dans le premier navire qu’il lui sera indiqué à cette fin pour aller en icelui de cette rade où il est de présent, du premier beau temps convenable jusqu’à Québec, pays de la Nouvelle-France. Servir lesdits sieurs de la Compagnie, ou autres, qui auront d’eux ordres tant à labourer la terre qu’autres choses qui lui seront commandées pendant trois années consécutives qui commenceront au jour qu’il arrivera audit pays et finiront à pareil jour icelles révolues. Pour et moyennant la somme de [nombre] livres pour chacune desdites années que ledit sieur Gaigneur promet faire et payer audit [nom] audit pays à l’expiration de chacune d’icelles. Et outre, le défrayer des frais du passage en allant seulement audit pays, auquel il sera nourri pendant ledit temps et encore en cette ville jusqu’audit embarquement. Sur la première année desdits gages et avance a été faite par ledit sieur Gaigneur audit [nom] de la somme de trente livres pour lui avoir des hardes et autres commodités. À l’entretien des présentes, à peine de tous dépens, dommages et intérêts. Les parties obligent l’une à l’autre tous leurs biens présents et futurs, outre ledit [nom], sa personne, à tenir prison comme pour deniers royaux. Élisant son domicile, pour l’exécution des présentes, en cette ville en la maison du notaire soussigné pour y recevoir tous actes &. Renonçant &. Jugé et condamné &. Fait à La Rochelle, étude dudit notaire, [avant ou après]-midi, le [jour, mois] mille six cents soixante-huit. Présents [prénom, nom] et [prénom, nom], clercs, y demeurant. Signatures.

Contrat d’engagement de Louis Leconte pour le Canada. 28 avril 1668. (Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. Liasse 3E1357, pièce non cotée)

Contrat d’engagement de Louis Leconte pour le Canada. 28 avril 1668.
(Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. Liasse 3E1357, pièce non cotée)

Qui sont ces engagés de 1668 ?

Isaac de Bellefaye Bertrand de Leglelat
Jean Damas Louis Moreau
André Gariteau Mathurin Pelozeau
Louis Gouverit André Sire
Louis Leconte
Tableau des engagés levés par Pierre Gaigneur en 1668. (Source : Collection Guy Perron)

Tableau des engagés levés par Pierre Gaigneur en 1668.
(Source : Collection Guy Perron)

Un engagé est originaire de l’Angoumois, deux de l’Aunis, un du Languedoc, et cinq du Poitou.

Origine des engagés levés par Pierre Gaigneur en 1668. (Source : Collection Guy Perron)

Origine des engagés levés par Pierre Gaigneur en 1668.
(Source : Collection Guy Perron)

Les engagés quittent La Rochelle à destination de Québec à bord d’un navire qui nous est inconnu, probablement après le 7 juillet, date du dernier enrôlement.

Comme Pierre Gaigneur promet nourrir les engagés jusqu’à l’embarquement, on peut imaginer de grands frais pour le recruteur : Sire (plus de 92 jours), Gouverit (plus de 87 jours), Gariteau (plus de 86 jours), Leconte (plus de 70 jours), de Bellefaye (plus de 66 jours), Damas (plus de 36 jours), Moreau (plus de 33 jours), Pelozeau (plus de 7 jours), de Leglelat (quelques jours).

Que sont-ils devenus ?

Six engagés (66 %) retournent en France dès leur engagement terminé ou peu après : Bellefaye (1671), Damas (1671), Gariteau (1671), Gouverit (1671), Leglelat (1671) et Pelozeau (1671).

Trois engagés (33 %) restent en Nouvelle-France, dont quelques-uns ont une descendance : Leconte, Moreau et Sire.

BELLEFAYE, Isaac de

(     –       )

Originaire de Villefagnan (Angoumois), Isaac de Bellefaye s’engage, le 2 mai 1668, pour aller travailler au Canada pour le compte de la Compagnie des Indes Occidentales durant trois ans à titre de journalier, à raison de 75 livres par an (avance de 30 livres). Est nourri par Pierre Gaigneur jusqu’à son embarquement et la durée de son engagement. Ne signe pas. Il quitte La Rochelle après le 7 juillet à bord d’un navire inconnu à destination de Québec. Semble repartir pour de bon en France, en 1671, après ses trois années d’engagement.
1668_extrait_engagement_bellefaye
Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. Liasse 3E1370bis, folio 230, 231r (2 mai 1668).
Note : Les registres paroissiaux de Villefagnan ne commencent qu’en 1737. (Source : AD16 en ligne).

DAMAS, Jean

(     –      )

Originaire de Chef-Boutonne (Poitou), Jean Damas s’engage, le 1er juin 1668, pour aller travailler au Canada pour le compte de la Compagnie des Indes Occidentales durant trois ans à titre de laboureur, à raison de 75 livres par an (avance de 30 livres). Est nourri par Pierre Gaigneur jusqu’à son embarquement et la durée de son engagement. Ne signe pas. Il quitte La Rochelle après le 7 juillet à bord d’un navire inconnu à destination de Québec. Semble repartir pour de bon en France, en 1671, après ses trois années d’engagement.
1668_extrait_engagement_damas
Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. Liasse 3E1370bis, folio 226 (1er juin 1668).
Note : Des recherches dans les registres paroissiaux de Chef-Boutonne (Javarzay), de 1650 à 1651, ont été vaines. (Source AD79 en ligne)

GARITEAU, André

(c1647-     )

Originaire de Dompierre-sur-Mer (Aunis), André Gariteau s’engage, le 12 avril 1668, pour aller travailler au Canada pour le compte de la Compagnie des Indes Occidentales durant trois ans à titre de laboureur, à raison de 75 livres par an (avance de 30 livres). Est nourri par Pierre Gaigneur jusqu’à son embarquement et la durée de son engagement. Ne signe pas. Il quitte La Rochelle après le 7 juillet à bord d’un navire inconnu à destination de Québec. Semble repartir pour de bon en France, en 1671, après ses trois années d’engagement.
1668_extrait_engagement_gariteau
Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. Liasse 3E1370bis, folio 212, 213r (12 avril 1658).
Note : Des recherches dans les registres paroissiaux de Dompierre-sur-Mer, entre 1625 et 1655, ont été vaines. (Source AD17 en ligne)

GOUVERIT, Louis

(     –       )

Originaire d’Apremont (Poitou), Louis Gouverit s’engage, le 11 avril 1668, pour aller travailler au Canada pour le compte de la Compagnie des Indes occidentales durant trois ans à titre d’apothicaire, à raison de 60 livres par an (avance de 30 livres). Est nourri par Pierre Gaigneur jusqu’à son embarquement et la durée de son engagement. Il signe. Il quitte La Rochelle après le 7 juillet à bord d’un navire inconnu à destination de Québec. Semble repartir pour de bon en France, en 1671, après ses trois années d’engagement.
1668_extrait_engagement_gouverit1668_signature_gouverit
Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. Liasse 3E1370bis, folio 222, 223r (11 avril 1668).
Note : Les registres paroissiaux d’Apremont ne commencent qu’en 1737. (Source : AD85 en ligne).

LECONTE (LECOMPTE) dit Dupré, Louis

(c.1643-1715)

Fils de Charles Leconte et d’Anne de Fosse, Louis Leconte est originaire de Pouzauges (Poitou). Il s’engage, le 28 avril 1668, pour aller travailler au Canada au service de Nicolas Gauvreau, arquebusier à Québec, durant trois ans à titre d’arquebusier seulement, à raison de 80 livres par an (avance de 30 livres). Est nourri par Pierre Gaigneur jusqu’à son embarquement et la durée de son engagement. Il signe. Il quitte La Rochelle après le 7 juillet à bord d’un navire inconnu à destination de Québec. Ses trois années d’engagement terminées, il s’installe à Batiscan en 1672. Il devient le deuxième seigneur de la seigneurie de Terrebonne lorsqu’il en fait l’acquisition, le 26 octobre 1681. Le 4 août 1683, à Montréal, il épouse Marie-Catherine Rolland de Saint-Georges, fille d’Adrien de Saint-Georges et de Jeanne Guesnon. De leur union naissent seize enfants. Peu à peu, il devient un bourgeois important de Ville-Marie en s’occupant du commerce de gros et de pelleteries. Il décède le 13 juillet 1715, à Montréal, à l’âge de 72 ans. Il laisse derrière lui une nombreuse descendance.
1668_extrait_engagement_leconte1668_signature_leconte
Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. Liasse 3E1357, pièce non cotée (28 avril 1668).
Note : Les registres paroissiaux de Pouzauges ne commencent qu’en 1737. (Source : AD85 en ligne).
Voir aussi : Michel Langlois, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois (1608-1700), La Maison des Ancêtres, tome III (Lettres J à M), 2000, p. 181-182.
Voir aussi : Louis Lecomte Dupré – Wikipédia.

LEGLELAT, Bertrand de

(     –       )

Originaire de Toulouse (Languedoc), Bertrand de Leglelat s’engage, le 7 juillet 1668, pour aller travailler au Canada pour le compte de la Compagnie des Indes Occidentales durant trois ans à titre de bonnetier, à raison de 80 livres pa an (avance de 30 livres). Est nourri par Pierre Gaigneur jusqu’à son embarquement et la durée de son engagement. Ne signe pas. Il quitte La Rochelle après le 7 juillet à bord d’un navire inconnu à destination de Québec. Semble repartir pour de bon en France, en 1671, après ses trois années d’engagement.
1668_extrait_engagement_leglelat
Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. Liasse 3E1370bis, folio 248 (7 juillet 1668).

MOREAU, Louis

(1647-1683)

Fils de François Moreau et de Françoise Tébault, Louis Moreau est baptisé le 6 janvier 1647 à Saint-Georges-des-Bois (Aunis). Il s’engage, le 4 juin 1668, pour aller travailler au Canada pour le compte de la Compagnie des Indes Occidentales durant trois ans à titre de tailleur d’habits seulement, à raison de 75 livres par an (avance de 30 livres). Est nourri par Pierre Gaigneur jusqu’à son embarquement et la durée de son engagement. Il signe. Il quitte La Rochelle après le 7 juillet à bord d’un navire inconnu à destination de Québec. Le 21 février 1678, à Sainte-Famille (I.O.), Louis Moreau épouse Élizabeth Gagnon, fille de Robert Gagnon et de Marie Parenteau. De leur union naissent deux enfants. Au recensement de 1681, on le retrouve à Château-Richer. Il décède accidentellement dans sa maison de la côte de Lauzon, le 12 janvier 1683, puis inhumé à Québec trois jours plus tard à l’âge de 34 ans.
1668_extrait_engagement_moreau1668_signature_moreau
Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. Liasse 3E1370bis, folio 228 (4 juin 1668).
1647_bapteme_moreau_louis

Acte de baptême de Louis Moreau. 6 janvier 1647.

Source : AD17 en ligne. Non coté. Saint-Georges-du-Bois. Baptêmes. Mariages. Sépultures. 1629-1668. Vue 97/155.

Voir aussi : Michel Langlois, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois (1608-1700), La Maison des Ancêtres, tome III (Lettres J à M), 2000, p. 470.
Voir aussi : Dossier d’archives. Fichier Origine.

PELOZEAU, Mathurin

(     –       )

Originaire de Chabournay (Poitou), Mathurin Pelozeau s’engage, le 30 juin 1668, pour aller travailler au Canada pour le compte de la Compagnie des Indes Occidentales durant trois ans à titre de journalier, à raison de 60 livres par an (avance de 30 livres). Est nourri par Pierre Gaigneur jusqu’à son embarquement et la durée de son engagement. Ne signe pas. Il quitte La Rochelle après le 7 juillet à bord d’un navire inconnu à destination de Québec. Semble repartir pour de bon en France, en 1671, après ses trois années d’engagement.
1668_extrait_engagement_pelozeau
Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. Liasse 3E1370bis, folio 220 (30 juin 1668).
Note : Les registres paroissiaux de Chabournay ne commencent qu’en 1737. (Source : AD86 en ligne).

SIRE (CYR), André

(c.1650-1689)

Fils de Pierre Sire et de Jeanne Métayer, André Sire est originaire de Fontenay-le-Comte (Poitou). Il s’engage, le 6 avril 1668, pour aller travailler au Canada pour le compte de la Compagnie des Indes Occidentales durant trois ans à titre de journalier et couvreur d’ardoise à raison de 70 livres par an (avance de 30 livres). Est nourri par Pierre Gaigneur jusqu’à son embarquement et la durée de son engagement. Ne signe pas. Il quitte La Rochelle après le 7 juillet à bord d’un navire inconnu à destination de Québec. Il épouse, avant le 18 décembre 1679, Élizabeth Charbonneau, fille d’Olivier Charbonneau et de Marie Garnier. De leur union naissent cinq enfants. En 1680, il reçoit une concession du Séminaire de Québec sur l’île Jésus. Le 22 août 1689, toujours habitant de l’île Jésus, il est enterré dans le cimetière de Lachenaie quelques heures après avoir été tué par les Iroquois.
1668_extrait_engagement_sire
Source : AD17. Notaire Pierre Teuleron. Liasse 3E1370, folio 226, 227r (6 avril 1668).
Note : Des recherches dans les registres paroissiaux de Fontenay-le-Comte (paroisses Notre-Dame, Saint-Jean-Baptiste et Saint-Nicolas), de 1649 à 1651, ont été vaines. (Source AD85 en ligne)
Voir aussi : Dossier d’archives. Fichier Origine.

 

 

 

Advertisements

Catégories :Canada, Dompierre-sur-Mer, Engagés, France, GÉNÉALOGIE, HISTOIRE, La Rochelle, Nouvelle-France, Québec

1 réponse

  1. SIMONE BARBE BISSON ET NICOLAS GAUVREAU

    Simone Barbe Bisson, fille de Gervais Bisson et de Marie Lereau, née le 29 et baptisée le 30 décembre 1654 à Québec dans la Nouvelle-France; parrain: Jean Normand; marraine: Simone Costé, femme de Pierre. Elle était pensionnaire chez les Ursulines lors du recensement de 1667 [B. Sulte, Hist., IV, 52 b]. Simone-Barbe épousa à Notre-Dame de Québec le 13 juillet 1668, Nicolas Gauvreau, maître armurier, arquebusier et serrurier, fils de Pierre Gauvreau de Gabrielle Raimbaut, de Dompierre-sur-Yon, ar. La Roche-sur-Yon, évèché Luçon, Poitou (Vendée), France. Nicolas Gauvreau est né entre 1637 et 1641. Il s’est engagé le 8 juin 16611 devant Antoine Le Mareschal, notaire à Dieppe, par Jean Gloria pour une durée de 3 ans (en la Nouvelle-France) moyennant 80 livres dont 30 livres d’avance. Pierre Gauvreau est confirmé le 1 mai 1662 à Notre-Dame de Québec, QC. Simone Barbe mis au monde cinq fils et sept filles, dont deux devinrent hospitalières à l ‘Hôtel-Dieu de Québec. Elle était sage femme et signait « simone bisson ». Le couple possédait une maison sur la rue Sous le Fort à Québec, paroisse Notre-Dame, entre 1698 et 1722. Nicolas Gauvreau est décédé le 20 et sépulture le 21 janvier 1713 à Notre-Dame de Québec à l’âge de 72 ans. Simone Barbe, veuve de Nicolas Gauvreau, est décédée à l’Hôtel-Dieu de Québec le 12 mars 1722 à l’âge de 62 ans et sépulture le lendemain à Notre-Dame de Québec; elle est dite Barbe Simone veuve Gauvereau. Elle fut inhumée dans le cimetière des Pauvres de l’Hôtel-Dieu de Québec, selon P.-G. Roy, Les Cimetières de Québec, Lévis, 1941, p. 112.

    Le Blogue de Guy Operron, ‘La vie de nos ancêtres à travers;es documents d’archives … entre La Rochelle et les colonies … ‘ [149 – Les engagés levés par Pierre Gaigneur pour le Canada en 1668 – …¨] – voir dans Liste 149, …, 2e colonne, 1670, … < à Daniel Biaille, marchand à La Rochelle, faisant pour Nicola Gouvreau. Arquebusier, demeurant à Québec (Drouyneau, Not. Liasse).

    Je n’ai pu pour le moment vérifier si cette acte apparaît dans mes documents; j’ai constitué une base de documents notariés tirés de Parchemin. J’aimerai donc garder cette note en réserve au cas où… Ce Nicolas Gauvreau avait épousé une fille de Gervais Bisson / Buisson. J’ai appris à admirer cet homme (Nicolas Gauvreau); très impliqué dans la colonie. Heureux de lire votre note et mes remerciements pour me donner l’occasion de revenir sur mes propres notes. Évidemment ne n’ai pas repris toutes mes notes … A.B.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s