Le blogue de Guy Perron

La vie de nos ancêtres à travers les documents d'archives… entre La Rochelle et les colonies…

27 – Trois générations de teinturiers Peron à La Rochelle (1/3)

PREMIÈRE GÉNÉRATION : Jean Peron (1577-avant 1619)

Jean Peron est baptisé le 28 décembre 1577 dans la salle Gargoulleau[1], à La Rochelle, par le pasteur Jean Malavaud[2]. Son parrain est le notaire royal Vincent Naudin.

Acte de baptême de Jean Peron, le 28 décembre 1577. (Source : AD17 en ligne. I 148 (I 12). Salle Gargoulleau. Baptêmes, mariages et réceptions. 1574-1583, vue 50/158)

Acte de baptême de Jean Peron, le 28 décembre 1577.
(Source : AD17 en ligne. I 148 (I 12). Salle Gargoulleau. Baptêmes, mariages et réceptions. 1574-1583, vue 50/158)

Le Sabmedy xxviiie decemb[re] 1577 a eSte _
baptize Jehan filz de feu Jehan peron et de Marie pinault _
parain m[aîtr]e vincent naudin not[aire] royal, meyrene Jehanne _
?. _
Signé : malavaud(paraphe), Naudin (paraphe)

Il est fils du marchand Jehan Peron et de Marie Pineau qui s’étaient mariés quelques mois auparavant, le 7 mars 1577.

À 25 ans, il épouse une jeune fille de 18 ans, Marie Peneau, fille de Toussaint Peneau et de Jacquette Nesson. Le mariage a lieu le dimanche 22 juin 1603 dans la salle Saint-Michel[3] par le pasteur Louis Le Cercler[4].

Acte de mariage de Jean Peron et Marie Peneau, le 22 juin 1603. (AD17 en ligne. I 156 (I 20). Salle Saint-Michel. Baptêmes, mariages et réceptions. 1595-1612, vue 226/244)

Acte de mariage de Jean Peron et Marie Peneau, le 22 juin 1603.
(AD17 en ligne. I 156 (I 20). Salle Saint-Michel. Baptêmes, mariages et réceptions. 1595-1612, vue 226/244)

Le dimanche 22e Jour de Juing 1603 ont eStez _
espouzez par monsieur Le Cercler _
Andre metayer[5] et Janne Guibert
Jehan peron et marye payneau
Roch prinSault et Janne Le Lievre
Signé : Louis Le Cercler, J. Dourneau (paraphe) antien

Le couple Peron-Peneau aura huit enfants, cinq garçons et trois filles[6].

Les huit enfants et douze petits-enfants de Jean Peron et Marie Peneau. (Source : Généalogie de Guy Perron)

Les huit enfants et douze petits-enfants de Jean Peron et Marie Peneau.
(Source : Généalogie de Guy Perron)

Si quelques traces de l’existence de Jean et de Marie sont parvenues jusqu’à nous, combien d’autres ont dû disparaître dans la ruine et la dispersion des archives (contrat de mariage, acquisition ou disposition de propriété, inventaire après décès, testament, etc.). Et ce, sans compter la disparition des minutes des notaires Jean Savarit et Jean Cherbonnier qui étaient apparentés à la famille Peron. On retrouve la signature de Jean Peron à titre de témoin, l’une en 1604[7] et l’autre en 1610[8]. De plus, il est parrain de Jean, fils de Pierre Bonot et de Marie Vregnineau, baptisé le 15 juillet 1608 dans le Temple Saint-Yon à La Rochelle.

Signature de Jean Peron en 1610.

Signature de Jean Peron en 1610.

Selon mes recherches, je crois que Jean et Marie vont vivre dans l’une des deux maisons situées sur la rue Balangerie qui appartenaient à Marie Pineau, mère de Jean. Le « belinge » qui se fabriquait et se vendait dans cette rue était une étoffe grossière faite de fil et de laine (tiretaine).

Rue Balangerie, située entre la rue Saint-Jean-du-Perrot et la Place du Maréchal-Foch. (Sources : Google. AD17. 3 P 5074/07. La Rochelle. Section E dite de Saint-Jean. 1811. Cadastre napoléonien)

Rue Balangerie, située entre la rue Saint-Jean-du-Perrot et la Place du Maréchal-Foch.
(Sources : Google. AD17. 3 P 5074/07. La Rochelle. Section E dite de Saint-Jean. 1811. Cadastre napoléonien)

Jean Peron est marchand teinturier de métier. Pour exercer son art, il tient sûrement une teinturerie dans le quartier Saint-Jean-du-Pérot, c’est-à-dire une boutique qui reçoit les tissus, les draps, les étoffes à nettoyer ou à teindre. La teinture se définit comme étant l’art de porter des couleurs sur la plupart des substances de la nature et des ouvrages des hommes[9]. Il faut savoir que la teinture est composée de cinq couleurs primaires dont toutes les autres dérivent : le bleu, le rouge, le jaune, le fauve et le noir. Aussi, après la distribution de toutes les couleurs et nuances, entrent dans la teinture des ingrédients (ou drogues) colorants et non-colorants : alun, cochenille, étain, garance, chaux, arsenic, gaude, etc.

 

Le teinturier Peron s’emploiera donc à abattre le bouillon (rafraîchir le bain avec de l’eau froide avant d’y mettre l’étoffe), à heurter (pousser brusquement la surface du bain jusqu’au fond) et dégarnir la cuve (y mettre du son et de la garance à discrétion), à donner le « pié » (couleur qui sert de fond) à une étoffe ou l’éventer (lui donner de l’air), à en éclaircir (diminuer le brun d’une couleur), gauder (jaunir) et rudir (augmenter de couperose) une autre… tout en s’assurant que l’étoffe n’ait pas de flambures (taches ou inégalités) !

Atelier de teinturier et différentes opérations pour la teinture des étoffes. La citerne, le chapelet, le réservoir et la soupape. (Source : Diderot & D’Alembert, Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, Neufchastel, M.DCC.LXV, vol. III, t. XIII-XVII, p. 885)

Atelier de teinturier et différentes opérations pour la teinture des étoffes.
La citerne, le chapelet, le réservoir et la soupape.
(Source : Diderot & D’Alembert, Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, Neufchastel, M.DCC.LXV, vol. III, t. XIII-XVII, p. 885)

À l’époque de Jean Peron, en 1606, les maîtres de certains métiers (orfèvres, tonneliers, couteliers, boulangers, teinturiers, etc.) étaient tenus d’avoir une marque particulière qu’ils devaient apposer sur chacun de leurs produits, afin qu’en cas de fraude, l’on reconnaisse l’origine et poursuivre les délinquants[11].

Comme bon nombre de métiers, celui de teinturier est régie par une communauté (ou corporation) : elle crée les règlements qui servent à organiser l’apprentissage, qui définissent le déroulement du travail, le temps de travail, la façon de travailler, etc.

Un Armorial général a été conçu pour La Rochelle et le pays d’Aunis dans lequel on retrouve un grand nombre d’armoiries de communautés rochelaises, mais aucune pour la communauté des teinturiers. Voici l’armoirie des teinturiers du bon teint de Paris.

Armoiries des teinbturiers de Paris

La communauté des maîtres marchands teinturiers du bon teint de la ville faubourg de Paris.

(Source : Charles d’Hozier, Armorial général de France, Paris, volume 23, 1696, p. 690)

Saint Maurice d’Agaune à cheval : le patron des teinturiers.
« De gueules, à un saint Maurice à cheval d’argent ».

Depuis des siècles, chaque métier transmet les règlements en usage dans sa communauté. Même s’ils nous sont inconnus, les statuts et règlements de la communauté des teinturiers de La Rochelle devaient être calqués sur ceux des métiers et corporations de la ville de Paris.

En 1268, Étienne Boileau a réuni sous forme de recueil les statuts des corporations ouvrières, sous l’appellation générale « Establissemens des mestiers de Paris ». Ce recueil était destiné à conserver, par l’écriture, un ensemble de dispositions réglementaires que la tradition orale avait suffi à transmettre jusque-là de génération en génération[12]. Grâce à l’ouvrage de Boileau, ces statuts et règlements vont rester pendant cinq siècles le code de lois, l’arbitre des contestations.

À défaut de connaître les statuts et règlements de la communauté des teinturiers de La Rochelle, référons-nous à ceux définis par Étienne Boileau (1268) qui perdurent pendant des siècles…

 TITRE LIV. Ce titre parole des Tainturiers de Paris.
Texte de 1268. Transcription libre de Guy Perron
I. Quiconque veult estre Tainturiers a Paris, de guesde et de toutes autres coleurs des queles l’en taint dras, estre le puet franchement, fors toisserrant de lange, pour tant que il sache le mestier et il ait de quoi, et que il oevre ad us el ad costumes du mestier, qui tel sont : I. Quiconque veut devenir teinturier à Paris, de guède et de toutes autres couleurs, desquels l’on teint le mieux [les] draps, excepté le tisserand de laine, pourvu qu’il sache le métier dans lequel il œuvre et aux us et coutumes comme suit :
II. Quiconques est Teinturiers de gueide ou d’autre tainture a Paris, il puet avoit tant de vallez et d’aprantiz comme il li plaist. Et puet ouvrer de nuiz, se mestiers li est. II. Quiconque est teinturier de guède, ou d’autre teinture à Paris, peut avoir tant de valets et d’apprentis comme il lui plaît. Et peut exercer son métier de nuit, si nécessaire.
III. Nus Tainturiers ne puet ne ne doit metre alun de bouquam ne fuel de fuelle, car ce sont fausses taintures. Et quiconques sera contre cest establissement, il l’amendera au Roi en xx soz de parisis, toutes les fois qu’il en sera repris. III. Aucun teinturier ne peut, ni de doit mettre […], car ce sont [de] fausses teintures. Et quiconque sera contre cette façon de faire, aura une amende du Roi de 20 sols de parisis, toutes les fois qu’il en sera accusé.
IV. El mestier devant dit a n preudeshomes jurez et serementez de par lou Roi, les quex li prevoz de Paris met et oste a sa volonté. Li quel jurent sus Sains que il le mestier devant dit garderont bien et loiaument a leurs povoirs, et que il, toutes les entrepresures qu’il sauront que faites i seront, au prevost de Paris ou a son commandent, au plus tost qu’il porront, le feront assavoir par raison; li quel n juré auront en l’amende de xx solz n soz, pour amendes pourchacier. IV. Le métier susdit aux prud’hommes jurés et assermentés par le Roi, lesquels le prévôt de Paris met et enlève à sa volonté. Lesquels jurent sur [les] Saints que le métier susdit garderont bien et loyalement à leurs pouvoirs tous les ouvrages qu’ils sauront faire ou à faire au prévôt de Paris, ou à son commandement, ou [le] plus tôt qu’il le pourront, selon la raison; lesquels jurés auront une amende de 20 sols, pour amende […].
V. Se pleinte est fete que aucun ait mestaint drap ou file ou lainne ou toiles, les choses desus dites doivent estre veues par les preudeshomes jurez et serementez du mestier garder, li quel doivent veoir les choses que on dist qui sont mautaintes. Et si il veoient qui soient mautaintes, il doivent par leur seremens faire restorer le domage a celui a qui li dommages de mautaindre a esté faiz : et doivent li doi juré du tainturier forfesant avoir u s. pour leur paines et pour leur travail et pour le delaiement de leur besoignes. Et se il est trouvez par les preud’omes jurez que les dras ou les choses devant dites sont bien souffisanment tains, cil qui se seroit plains a tort rendroit aus devant diz jurez les u s. devant diz pour les reisons devant dites; quar amende du mestaindre n’en doit ou pas paier se fausses coleurs n’i a, quar nul mestain que il mestaingne malgré sien et que il n’i ait trop grant domage. V. Si [une] plainte est faite que drap, fil, laine ou toile est mal teint, les choses susdites doivent être vues par les prud’hommes jurés et assermentés du maître regarde, lequel doit voir les choses qui ont dit être mal teint. Et s’ils voient qu’elles ont été mal teints, ils doivent, par leur serment, faire refaire le travail à celui à qui le dommage a été fait : et doit ledit juré de teinturier, faisant fort, avoir la peine et pour leur travail et pour le délai de leur ouvrage. Et s’il se trouve par les prud’hommes jurés que les draps ou les choses susdites sont bien [et] suffisamment teints, celui qui se serait plaint à tort, [se] rendrait devant lesdits jurés les autres susdits pour les raisons susdites; car [une] amende pour avoir mal teint ne doit pas être payée s’il y a de fausses couleurs, car aucun mal teint qu’il teint mal, malgré le sien et s’il n’y a trop grand dommage.
VI. Nus toissarrans de lange ne puet ne ne doit taindre de gueide a Paris, ne de autre couleur, pour la reison de ce que il ne leur plaist pas que Tainturier de gueide puisse tistre de lange. La quele chose e[s]t contre Dieu et contre droit et contre reison, et especiaument et expresséement contre le Roy et contre sa droiture, si comme il est avis aus preudeshomes du mestier de tainturerie de Paris; quar li mestier de toissarranderie est tex que nul ne le puet avoir se il ne l’achate du Roy, et puis qu’il est au Roy a vendre dont n’est il pas aus toisserrans a deffendre : et li toisserran le deffendent bien quant il ne voelent que nul ne le face faire s’il n’est filz de mestre. Mès, si plaisoit a la très deboniere execellence le Roy, tout cil qui seroient preud’home et loial, qui auroient le mestier de Toisserranderie achaté, pourroient estre tainturiers, et li preud’ome Tainturiers porroient estre toisserrans, pour tant que il achatent le mestier du Roy. Et ensine la droiture le Roy en croistroit et vaudroit miex touz les ans de ce lib. de parisis, quar ou feroit touz les ans trop plus de dras et vendroit et achateroit on fils et laines et moult d’autres choses, des quex li Roys auroit moult grant profit. VI. Aucun tisserand de laine ne peut ni ne doit teindre de guède à Paris, ni d’autre couleur, pour raison de ce qui ne leur plaît pas qu’un teinturier de guède puisse tisser de laine. Laquelle chose est contre Dieu et contre le droit et la raison et spécialement et expressément contre le Roi et contre sa droiture, si comme il est avis aux prud’hommes du métier de teinturier de Paris; car le métier de tisserand est tel que nul ne peut l’avoir s’il ne l’achète du Roi, et puisqu’il est au Roi de le vendre, il n’est pas aux tisserands de défendre : et le tisserand le défend bien quand il ne veut que nul ne le fasse faire s’il n’est fils de maître. Mais, s’il plairait à la débonnaire excellence du Roi, tout ce qui serait prud’homme et loyal, qui pourrait acheter le métier de tisserand, pourrait être teinturier, et le prud’homme teinturier pourrait être tisserand, pourvu qu’il achète son métier du Roi. Et ensuite, la droiture du Roi en croîtrait et vaudrait mieux tous les ans de livre de parisis, car on ferait tous les ans trop de draps et on vendrait et achèterait en fils et laines et d’autres choses, desquelles le Roi aurait un plus grand profit.
VII. Nos Tainturiers ne doit rien de tonlieu ne de coustume de chose qu’il vende ne achate apartenant a son mestier, fors le pois se la chose est pesée au pois du Roi. VII. Aucun teinturier ne doit de tonlieu ni de coutume de chose qu’il vend ni achète appartenant à son métier, excepté si le poids de la chose est pesée au poids du Roi.
VIII. Tout le Tainturier de Paris demorant en la terre le Roy et en la terre l’Esvesque doivent chascuns, chascun an, au Roy vi s. de hauban et iiii s. pour les planches. VIII. Tout teinturier de Paris demeurant en la terre du Roi et en la terre [de] l’Évêque doit chacun au Roi, chaque année, 6 sols de hauban et 4 sols pour les planches.
IX. Le Tainturier qui demeurent en la terre du Chamberier de France ne doivent que vi s. de hauban, quar il ne doivent rien des planches. IX. Tout teinturier qui demeure en la terre du chambrier de France ne doit que 6 sols de hauban, car il ne doit rien de planches.
X. Li Tainturier qui demeurent en la terre du Temple ne doivent que iiii s. chascun pour les planches. X. Le teinturier qui demeure en la terre du Temple ne doit que 4 sols chacun pour les planches.
Source : Étienne Boileau, Le livre des métiers, Paris, Imprimerie nationale, 1879, p. 111-113

… jusqu’en 1669, année où Colbert, qui protégeait toutes les industries, entreprit de réglementer le métier de teinturier dans toute la France par des statuts généraux[13]. Ainsi, l’art de la teinture s’exerce maintenant par trois professions différentes : 1– les teinturiers au grand teint (ou bon teint); 2 – les teinturiers au petit teint; 3 – les teinturiers en soie, laine et fil.

Le grand teint est celui où il ne s’emploie que les meilleurs drogues et celles qui font des couleurs solides et assurées : des draps, des ratines et des laines fines des meilleurs qualités. Le petit teint, au contraire, est celui où les règlements permettaient de se servir de drogues médiocres, et qui font de fausses couleurs, des couleurs qui ne tiennent pas[14] : les frisons, les tiretaines, etc. Les teinturiers en soie, laine et fil ont la teinture de ces matières en écheveau et avant qu’elles aient été employées en étoffes : les rubans, les tapisseries, les franges, les crépines, etc[15].

Le teinturier Jean Peron meurt entre 1615 et 1619 non sans avoir transmis son savoir-faire à son fils aîné Luc âgé entre 7 et 11 ans. (À suivre)

∞ ∞ ∞

Après les armoiries, voilà que des jetons des corporations apparaissent au XVIIIième siècle. Ici, le jeton des teinturiers de bon teint.

Jeton de la corporation des teinturiers

AVERS
Titulature avers : LUD. XV. REX. CHRISTIANSS.
Description avers : Buste à droite de Louis XV.
Traduction avers : Louis XV, roi très chrétien.
REVERS
Titulature revers : DE. TE. LUX. DE. LUCE. COLORES ; à l’exergue : MARCHs. TEINTVs. DE. BON. TEINT.
Description revers : Le soleil faisant pousser des fleurs.
Traduction revers : De toi la lumière, de la lumière les couleurs.
Source : http://www.cgb.fr/corporations-teinturiers,fjt_05743,a.html

 


[1] La salle Gargoulleau est un ancien jeu de paume qui a servi au culte réformé de 1562 à 1582.
[2] De tous les pasteurs de La Rochelle, c’est le personnage le plus mal connu. La signature de Jean Malavaud se retrouve à de nombreuses reprises dans les registres protestants. Étienne TROCMÉ, « L’Église réformée de La Rochelle jusqu’en 1628 », Bulletin, SHPF, vol. 29 (juillet-septembre 1952), p. 163.
[3] La salle Saint-Michel était utilisée par les autorités municipales, à qui la salle appartenait, pour des réceptions et des banquets. Elle a servi au culte réformé de 1562 à 1628.
[4] Louis Le Cercler avait commencé ses études de théologie à La Rochelle en 1599 et y reçut l’imposition des mains avant 1602. Il resta ministre dans l’Église de la ville jusqu’au milieu de 1627 environ. Comme orateur, Le Clercler brillait surtout pour la vigueur de son « action ». Il donna la pleine mesure de ses qualités dans le domaine politique, où il apparaît comme un des entraîneurs du parti réformé. Étienne TROCMÉ, op.cit., p. 158-159.
[5] André Métayer est le neveu de la belle-mère (Marie Métayer) du gendre (Jean Cherbonnier) de la mère (Marie Pineau) de Jean Peron.
[6] Dans la biographie de François Peron, je mentionne sept enfants pour ce couple. La recherche continue nous a fait découvrir un nouvel enfant mâle, prénommé Jean (1612). Guy Perron, François Perron (1615-1665) : marchand-engagiste, bourgeois et avitailleur de La Rochelle, Sainte-Julie, Éditions du Subrécargue, 1998, p. 51-52.
[7] Transport de 300 livres; par Marie Pineau, veuve d’Antoine Richard, de La Rochelle, à Jean Delaporte, maître chirurgien, de La Rochelle. AD17. Greffe Jean Bounyn. 3 E 2045, fol. 56v et 57 (25 mars 1604).
[8] Acquit de la somme de 1000 livres; par Jean Richard, praticien, de La Rochelle, à Marie Pineau, sa mère, veuve d’Antoine Richard, de La Rochelle. AD17. Notaire Pierre Conay. Liasse 3 E 1230 (20 février 1610).
[9] Diderot & D’Alembert, Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, Neufchastel, M.DCC.LXV, vol. III, t. XIII-XVII, p. 728.
[10] J.-B.-E. Jourdan, Éphémérides historiques de La Rochelle, La Rochelle, A. Siret, deuxième volume, 1871, p. 500-501.
[11] Ibid, p. 19-20.
[12] Étienne Boileau, Le livre des métiers, Paris, Imprimerie nationale, 1879, p. 10.
[13] Ch. Ouin-Lacroix, Histoire des anciennes corporations d’arts et métiers, 1850, p. 120.
[14] Statistique générale et particulière de la France et de ses colonies, Paris, F. Buisson, 1805, p. 230
[15] Dictionnaire universel du commerce, Genève, Frères Cramer et Claude Philibert, 1750, p. 1082.

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Catégories :Famille Peron - Perron, France, GÉNÉALOGIE, La Rochelle

4 réponses

  1. Un grand MERCI Guy pour tout ce beau travail. Tu feras certainement des recherches lors de ton séjour en juin 2014. Moi, ça sera en 2015, du 15 mai au 18 juin. On se verra là si tu es là.

  2. Encore une fois merci Guy,

    Ce qu’il y a d’étonnant pour moi en ce dernier blogue est une courte référence à un Jean de la Porte, chirurgien; ce nom semble être de la lignée des de la Porte, Laporte, Laporte dit St George, St George qui est la lignée de ma mère. Il se pourrait donc que je fusse descendant de Huguenots de ce côté là aussi; dans un registre d’ancêtres huguenots de la National Huguenot Society il y a au moins une couple de Laporte qui viennent de La Rochelle semble-t-il au temps de ce Jean de la Porte.

    Aurais-je le temps de suivre ce filon? Qui sait..

    René

    _____

  3. Comme habituellement, un travail énorme en généalogie, en histoire et en documentation.
    Sur l’emplacement de la Salle Saint-Michel, se dresse aujourd’hui le Temple protestant de La Rochelle et le musée rochelais d’histoire protestante, 2 rue St Michel
    http://www.protestantisme-museelarochelle.fr/

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